ILS VEULENT juste pouvoir dormir en paix. Pas simple en effet d’y
arriver dans le brouhaha des décollages et des atterrissages… même en
comptant les avions. « Mes trois enfants de 8, 12 et 15 ans sont
réveillés plusieurs fois par nuit, ils sont fatigués et ont du mal à se
concentrer en classe. Moi je mets des bouchons d’oreille pour dormir,
mais ça ne sert à rien, assure cette habitante de Saint-Leu-la-Forêt
(Val-d’Oise), installée depuis deux mois.
Il y a une fatigue chronique, on ne peut pas récupérer. »
Eliane Déjardin, qui vit dans la même commune, a vu le ciel se
charger. « Depuis huit ans environ, ça devient infernal. Avant c’était
un petit paradis ici. » Plus loin, d’autres riverains clament leur
colère. « On est sacrifiés, on en a ras-le-bol. Faudra-t-il qu’il y ait
des accidents d’avion pour qu’enfin on agisse ? » Saadia Cheyrouze,
habitante et conseillère municipale (DVG) d’Enghien-les-Bains
(Val-d’Oise), résume la situation. « La santé des gens doit passer
avant l’économie. »