bandeau-st-leu.jpg
Accueil arrow Qualité de vie arrow La vie des familles arrow Comment rendre plus sûr le chemin de l'école
Comment rendre plus sûr le chemin de l'école Version imprimable Suggérer par mail
Qualité de vie - La vie des familles
17-09-2008

LE CHEMIN de l'école est un trajet beaucoup plus dangereux qu'on ne le croit. Plus de la moitié des parents, 52 % précisément, sont inquiets lorsque leurs enfants font seuls le trajet entre leur domicile et l'établissement scolaire, selon les résultats d'une enquête de l'Apel* (Association des parents d'élèves de l'école libre) que nous vous dévoilons en exclusivité.

En 2007, 164 jeunes de moins de 15 ans ont perdu la vie dans un accident de la circulation. Parmi eux, 844 âgés de 6 à 9 ans ont été blessés et 10 tués alors qu'ils marchaient... pour rejoindre leur classe. A partir d'aujourd'hui et jusqu'à vendredi, l'Apel lance une campagne de sensibilisation, baptisée Rendons les chemins de l'école plus sûrs.

Collégiens et lycéens les plus vulnérables. C'est à l'âge où les jeunes revendiquent plus d'autonomie que le danger est le plus grand. Logiquement, les parents les plus préoccupés par la sécurité de leurs enfants habitent en centre-ville (60 % contre 47 % de ceux vivant en zone rurale, selon l'étude de l'Apel). Ils sont parents de collégiens (62 %) et de lycéens inscrits en filières professionnelles (72 %). « Au fur et à mesure qu'un enfant grandit et devient un adolescent, il accepte de moins en moins les règles et prend des risques, observe Béatrice Barraud, présidente de l'Apel. C'est donc dès le plus jeune âge qu'il faut éduquer un enfant sur les dangers de la route. » La sécurité des élèves passe également par l'aménagement des accès aux établissements. « C'est aussi notre rôle d'inciter les pouvoirs publics à vérifier que les abords des classes sont protégés, soit par des agents de la circulation ou grâce à des panneaux de signalisation voire des dos-d'âne pour ralentir la circulation », poursuit Béatrice Barraud.

Les écoliers ne voient pas la rue comme les adultes. Même s'ils sont le plus souvent accompagnés par un adulte jusqu'à l'école, les élèves de primaire sont de potentielles victimes d'accidents de la circulation. « Simplement parce que leur perception de la rue est différente de celle des adultes, explique Paul Barré, responsable pédagogique de la Prévention routière. Du fait de leur taille, ils sont plus difficiles à voir mais ils ne voient qu'une partie tronquée de l'environnement. Leur champ de vision est plus restreint et ils ne peuvent se concentrer que sur une seule chose à la fois. »

Mettez-vous à leur hauteur ! Pour mieux se rendre compte de ce que perçoit un enfant piéton dans la rue, la Prévention routière invite les parents à « s'accroupir ». Une courte vidéo, publiée sur le Web ( www.priorite-vos-enfants.fr ), illustre par l'exemple, à l'aide d'un double écran, les différences de perception entre un enfant et un adulte. « Cela permet de comprendre pourquoi il ne faut pas se contenter de dire à un enfant fais attention en traversant sur un passage piétons », précise Paul Barré.

*Enquête CSA pour l'Apel réalisé par téléphone du 27 août au 10 septembre auprès d'un échantillon de 606 parents issus de deux échantillons nationaux représentatifs de 1 007 et 1 002 personnes âgées de 18 ans et plus.

Le Parisien

 
< Précédent   Suivant >

Soutien

Si vous appréciez ce site, un petit don sera un soutien moral et financier

Flash info

 
Association Bien Vivre à Saint-Leu  -  Courriel: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir