Halloween et son cortège macabre approchent. Y
aura-t-il encore cette année, beaucoup d'enfants déguisés en sorcières, en
vampires et en cadavres pour venir sonner aux portes et proposer leur chantage
« des bonbons ou je te jette un sort ! ».
Que faut-il penser de cette pratique ? Rien
de mal, diront certains, puisqu'il ne s'agit que d'un retour à une ancienne
tradition celtique. C'est justement ce qui a de quoi inquiéter.
Car il ne s'agit pas d'une fête banale comme le carnaval,
mais bien, comme au temps des Celtes, d'un rite religieux qui veut mettre
l'homme en relation avec le surnaturel et qui se réfère, par-delà plus de 1500
ans de Christianisme en France, aux pratiques barbares du paganisme le plus
obscur et le plus cruel. Aux populations
s'adonnant à ces pratiques de malédictions, de vengeance, de
sorcellerie, de sacrifices humains, le christianisme est venu enseigner un Dieu
d'amour et de miséricorde qui ne nous demande que de L'aimer en retour, de nous
aimer et de nous pardonner les uns les autres.
Ces populations ont alors abandonné leurs anciennes
pratiques pour se convertir en masse à la nouvelle religion d'amour. Ce qui est
plus étonnant, par contre, c'est le retour à ce paganisme au XXIe siècle.
Cette pratique est réintroduite le plus souvent par
l'intermédiaire d'enfants innocents influencés par leurs parents et éducateurs
inconscients de l'enjeu. On ne compte plus les classes dans lesquelles
Halloween est célébré chaque année. Cela pourrait étonner dans des écoles
laïques où toute pratique religieuse est, en principe, proscrite. Mais l'homme
est par nature religieux et, ayant perdu ses repères chrétiens, il se tourne
vers la première croyance de bazar venue et, pour les enfants, ce sera Halloween.
L'Eglise catholique célèbrera, quant à elle, le 1er
novembre, la fête de tous les Saints. On lira à la messe l'évangile des Béatitudes : « Heureux ceux qui ont une âme de pauvre, car le royaume
des cieux est à eux. Heureux les doux, car ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés. Heureux ceux qui ont fait
et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux,
car ils obtiendront miséricorde. Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils
verront Dieu. Heureux ceux qui font régner la paix, car ils seront appelés fils
de Dieu. Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des
cieux est à eux. ». C'est bien vers ce bel idéal évangélique qu'il faut se
tourner et non vers la laideur infernale d'Halloween, et tous les saints que
l'Eglise fête ce jour-là nous montrent le chemin.
Le lendemain 2 novembre sera le jour des Morts. Loin
de nous moquer des morts (que nous serons tous un jour) dans des mascarades
grotesques, nous prierons pour tous ceux que nous avons connus et aimés et nous
demanderons à Dieu : requiem aeternam dona eis, Domine, donne-leur
Seigneur, le repos éternel.
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