Le chef de l'Etat s'est adressé pendant une
heure aux maires de France réunis en Congrès à Paris. Voici ses
principales déclarations.
Le chef de l'Etat s'est adressé pendant une
heure aux maires de France réunis en Congrès à Paris. Voici ses
principales déclarations.
Crise financière: "si l'Etat ne s'était pas mobilisé pour sauver Dexia, 15000 communes auraient été dans la panade."
Plan de relance. "Il y aura un volet collectivités
locales, car elles assurent 75% de l'investissement public. Il faudra
aussi relever le montant à partir duquel un appel d'offres devient
obligatoire."
Aménagement du territoire: "La France avait une
politique d'aménagement du territoire destinée aux territoires qui se
vidaient de leur population. Or depuis 10 ans, les campagnes regagnent
des habitants, mais l'Etat n'a pas réagi. Avant mars, il faudra se
mettre d'accord sur une nouvelle politique d'aménagement du territoire."
Alors que ses conseillers craignaient qu'il se fasse siffler, Nicolas Sarkozy a réussi à retourner la salle. Découvrez comment ici.
Service minimum à l'école: "Je comprends le
sentiment d'injustice d'un maire rural traîné devant le tribunal
adminstratif alors qu'il a fait ce qu'il a pu. Ce que je n'accepte pas,
c'est qu'un élu refuse d'appliquer la loi (...). On ne peut pas traiter
les deux de la même manière."
Intercommunalité: "Je suis réticent devant
l'élection au suffrage universel direct des présidents
d'intercommunalité. Car il y aura conflit de légitimité et il n'y aura
plus de maires."
Diversité: "La diversité est peut-être le moyen de
régler la question des échelons territoriaux (...) Est-il absolument
nécessaire que toutes les régions françaises soient organisées de la
même façon ? Moi, je crois à l'expérimentation, au volontariat, à la
diversité."
Le couple département/région: "Le choix est-il
entre l'immobilisme et la suppression des départements que personne de
vivant n'arrivera à réaliser ? Obligeons les régions et les
départements à travailler ensemble."
Des fusions à l'essai: "Encourageons
l'expérimentation des fusions sur la base du volontariat. Je ne suis ni
départementaliste ni régionaliste. Je suis pour qu'on lance des
rapprochements volontaires. Je prends un exemple : la Bretagne. Elle
est composée de quatre départements magnifiques, mais Nantes, la
« capitale historique de la Bretagne, est en Pays de la Loire..."
Agglomérations: "Nous avons beaucoup de communes,
beaucoup de départements, beaucoup de régions, mais trop peu
d'agglomérations. Il y aura un statut pour les grandes agglomérations."
Services publics: "Il ne faut pas discuter
administration par administration, mais discuter de la carte des
servcies publics dans leur ensemble avec les préfets. Ce qui est
insupportable, c'est qu'on ferme en même temps le tribunal, l'hôpital,
la caserne. Mais quand une ville voit grandir son hôpital, elle peut
accepter la fermeture de son tribunal."
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