L'expérience d'Asmières-sur-Seine. Repris du site web de cette ville.
Si
l'utilisation de caméras pour lutter contre la délinquance de rue
faisait encore des sceptiques il y a quelques années, force est de
constater que cet outil efficace est de plus en plus prisé par les
communes.
Voici, de plus près, son rôle et son mode de fonctionnement.
Quel est le rôle des caméras installées dans la ville ?
Les
caméras sont là pour pouvoir observer en temps réel les actes de
délinquance commis sur la voie publique, comme les vols, les trafics et
les dégradations, mais aussi les attroupements agressifs. D'une part,
elles permettent à la Police d'intervenir plus rapidement sur place et
augmentent ainsi les chances de flagrant délit, et de l'autre elles ont
un rôle dissuasif.
Combien y a-t-il de caméras ?
Lancé
en 2001, le parc de vidéosurveillance a été renforcé chaque année de 10
nouvelles caméras. Depuis le mois d'octobre 2006, elles sont au nombre
de 43, réparties sur tout le territoire de la commune. Leur nombre
continuera d’augmenter chaque année.
Comment les emplacements sont-ils définis ?
Les emplacements retenus correspondent aux lieux les plus stratégiques, grâce notamment aux informations des habitants.
Qui visionne les images ?
Dans
les locaux du poste annexe de la Police municipale installé rue des
Frères Chausson, 6 agents municipaux se relaient par équipes de 2 pour
scruter les écrans 24 heures/24. Dès que le besoin s'en fait sentir,
ils préviennent leurs collègues de la Police municipale ou de la Police
nationale, à laquelle ils sont reliés par radio.
Pourquoi est-ce si utile ?
Même
si des équipes de policiers patrouillent dans nos rues 24 heures/24, il
leur est impossible de prendre sur le fait tous les auteurs de délits
de voie publique. En revanche, le système de vidéosurveillance permet
par exemple de surprendre une personne s'apprêtant à voler un deux
roues ou en train de tagger une façade.
Mais la vidéosurveillance
montre aussi régulièrement son efficacité dans des affaires plus
graves. Par exemple lors de cas de trafic de drogue, où elle a permis à
la Police d'arrêter des dealers, de saisir leur "marchandise" et de
l'argent liquide. Une autre fois, les caméras ont montré leur utilité
lors d'un braquage survenu à Asnières. L'enregistrement des images a
été transmis à la Police judiciaire, l'aidant ainsi dans son enquête.
La vie privée est-elle respectée ?
Bien
entendu. Le dispositif est déclaré à la CNIL. Conformément à la loi,
les enregistrements ne sont conservés que pour une durée de 6 jours.
Les images enregistrées ne peuvent être visionnées que par les
autorités judiciaires sur commission rogatoire. Seule la voie publique
est filmée, toutes les habitations (jardins compris) sont masqués par
un cache noir automatique.
|