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Il y a dix ans, le Cardinal Ratzinger craignait déjà la suppression du dimanche |
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Qualité de vie -
La vie des familles
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07-07-2009 |
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Il y a dix ans, dans les Nouvelles chrétiennes de l'UNEC du 2.12.1999 on pouvait lire ceci : « Le cardinal Ratzinger, Préfet de la
Congrégation de la Foi, vient de recevoir le doctoral d’honneur de l’université
LUMSA de Rome. A cette occasion il s’est livré à une véritable mise au pilori
du droit moderne. Celui-ci annoncerait, selon le cardinal « la fin de la
métaphysique ». Le droit moderne serait le fruit d’un « positivisme juridique
qui a pris de nos jours surtout la forme de la théorie du consensus ».
Si la
raison ne peut plus trouver le chemin métaphysique, l’Etat se verrait obligé de
s’appuyer sur ce que ses citoyens déclarent en commun comme valeurs. Cela se
reflèterait dans le « consensus démocratique », dit le cardinal. C’est pourquoi
le consensus ne serait plus identique avec la vérité. C’est la majorité qui
déciderait désormais ce qui est vrai et juste. Le droit se trouverait livré à
l’humeur et au goût des majorités.
Ainsi le mariage se dégraderait sous nos yeux
vers des formes de convivialité fragiles et problématiques, en chargeant de
conflits les relations entre hommes et femmes, voire entre les générations. Un
autre exemple est l’ordonnancement chrétien du temps : le dimanche disparaîtrait
dans la vie de la société pour être remplacé par des formes flexibles de loisir.
Le sens du sacré aurait perdu sa signification dans le droit.
Par contre une
liberté effrénée sans limite se manifesterait de plus en plus farouchement, ne
craignant pas de marcher sur les cadavres des bébés et des personnes âgées. Les
pratiques de transplantation manifesteraient des nouveaux courants d’idées où
l’homme ne dispose pas seulement de la vie et de la mort, mais également de
l’être et du devenir de l’homme. Cette crise métaphysique entraînerait dans les
Etats modernes la chute du droit qui cesse d’être un rempart de la liberté et
devient un instrument de dictature.
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