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Copenhague. Ouf ! (1) Version imprimable Suggérer par mail
Environnement - Protection de l'Environnement
20-12-2009
Copenhague a échoué (heureusement) et voilà déjà les millénaristes réchauffistes qui essaient de relancer la machine à peurs. Ils sont en plein exercice de fureur apocalyptique : «Les gouvernants ont failli, la colère de Dame Nature est sur nos têtes, le jour du Jugement approche.»  On nous ressort les fameuses «générations futures». Faire parler les pas-encore-nés, c'est comme faire parler les morts, un exercice de haute escroquerie.

On sort aussi «nos enfants nous jugeront». C'est vraiment une idée très post-moderne.

Rappelons que les enfants n'ont aucune légitimité à juger les parents pour quoi que ce soit (les croisades, la colonisation, le nazisme, le climat, le divorce, etc .), autant dans les familles que dans les générations.

Les parents font ce qu'ils peuvent et, à leur tour, les enfants feront ce qu'ils pourront.

Les parents jugés par les enfants ? Ceux qui répètent de telles idioties ont-ils réfléchi à ce qu'ils disent ?

Il y a dans ce «nos enfants nous jugeront» une inversion carnavalesque qui prêterait rire si le sujet n'était si grave. Hélas, on la retrouve dans bien des domaines et, notamment, de façon ravageuse, dans l'éducation. Les enfants n'ont aucune espèce de compétences ou de légitimité à donner leur avis sur la manière dont ils sont éduqués. Les parents ont donc tort de les séduire ou de leur demander leur avis, au risque de les mettre dans une situation fausse préjudiciable.

Les générations futures ?

Faisons leur confiance, elles se débrouilleront, comme nous et nos ancêtres avant elles.

Nous pas que j'encourage l'irresponsabilité. Le «à long terme, nous serons tous morts» de Keynes me révulse. Mais, dans l'exercice de nos responsabilités, il s'agit d'être bien tempérés : les générations futures, pourquoi pas. Mais d'abord les générations actuelles.

Il est d'ailleurs ironique de constater que ceux qui invoquent les générations futures sont les post-modernes hédonistes, libertaires et égocentriques, sans passé ni futur, passagers d'un présent festif perpétuel, qui ne savent pas plus transmettre qu'hériter.
 
 
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