Depuis samedi,
les écologistes, le gouvernement français et de nombreux politiques ne sont que
cris, colères et lamentations à cause de l'échec de la grand'messe écolo de
Copenhague ! Le plus marri est le président français entouré des Hulot
et autres Bertrand... ses principaux thuriféraires patentés. Non seulement, il s'était
beaucoup investi avant la conférence mais il y a débarqué en tapant du poing
sur la table, lançant un ultimatum aux congressistes, les forçant à délibérer
sans désemparer toute une nuit, sans autre résultat ! A l'évidence, au-delà du
combat contre le CO², le chef de l'Etat français entendait faire la leçon à
Barak Obama auquel il dispute le titre de leader mondial dans ce domaine comme
dans d'autres, sans grand succès. Nicolas Sarkozy a emprunté un ton
alarmiste sur le thème : « Demain il sera trop tard » dans le
registre catastrophiste des écolo-extrémistes....
....Trois pays,
semble-t-il, ont fait échec au grand dessein qui avait motivé la tenue de la conférence : la Chine, l'Inde
et les Etats-Unis. Certes, dans la déclaration finale, tous ont admis que l'objectif
est la limitation du réchauffement planétaire à 2° C d'ici à 2050 et sont
tombés d'accord pour consacrer 100 milliards $ à l'aide aux pays en
développement à compter de... 2020, ce qui était déjà quasiment acquis au
terme de négociations exploratoires qui ont duré deux ans. Mais il n'y a là que
des déclarations d'intention. Copenhague ne débouche pas sur le traité
que voulait Sarkozy ; autrement dit : pas de mesures contraignantes. Tout au
plus a-t-on voulu masquer l'échec des négociations et sauver la face à défaut
de sauver la planète. Vous ne trouverez ni objectif chiffré de réduction
d'émissions de gaz à effet de serre ni création d'une quelconque organisation
mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des
engagements souscrits par chacun.
L'Inde et la
Chine n'entendent pas sacrifier leur développement industriel et leur
croissance pour compenser, fût-ce partiellement, les émissions de CO2 des pays développés. Que disent ces pays « émergents »
? Les grandes nations occidentales ont dû leur prospérité, depuis la fin de la
dernière guerre mondiale, à un développement industriel qui ne se souciait pas de
ses conséquences sur l'environnement, d'où, chez nous, les « trente
glorieuses ». Et voilà que, maintenant, ces Etats développés voudraient
interdire à cause d'une simple hypothèse et au nom de la protection de l'environnement
pour... « sauver la planète », cette même croissance industrielle à des nations
qui commencent à peine à s'en sortir après des décennies de sous-développement.
On comprend qu'ils la trouvent saumâtre ! On pourrait dire la même chose
de la force de frappe nucléaire qui a assuré la paix aux Etats occidentaux qui
la possédaient et qui entendent maintenant interdire à ceux qui ne l'ont pas
encore de s'en doter, sans renoncer à la leur !
Les Etats-Unis, sous Obama
comme sous Bush, sont dans les mêmes dispositions. Certes, les States ne sont
pas un pays « émergent » mais, en pleine crise économique, les Américains
refusent tout ce qui pourrait l'aggraver, y compris des mesures écologiques
contraignantes. D'autant qu'elles ont un double coût, pour les uns comme pour
les autres. Le premier est financier : pour abonder les subventions en faveur
de l'Afrique, une taxe sur les transactions financières internationales aurait
dû être décidée.
Le second porte sur la
souveraineté nationale puisque aurait dû être créé un nouveau « machin »,
comme eut dit le grand Charles, à savoir l'Organisation mondiale de l'environnement
laquelle, comme nous l'avons souligné plus haut, aurait eu droit de regard sur
la façon dont les Etats auraient mis en oeuvre les conclusions du sommet de
Copenhague. Cette « O.N.U de l'environnement » aurait eu un pouvoir de
sanction et se serait permis une intrusion permanente dans la politique des
Etats puisque toute décision gouvernementale peut effectivement avoir des
incidences sur l'environnement. Sarkozy, quant à lui, était d'accord, ce qui
semble paradoxal quand on sait que déjà, et non sans raison, il supporte mal l'ingérence
de Bruxelles dans la politique économique française ! Fort heureusement
cette organisation aussi inquisitoriale que bureaucratique ne verra pas le
jour...
L' « échec » de Copenhague
est en réalité une victoire sur le mondialisme, un recul de la velléité d'instaurer
un gouvernement écologique mondial. Mais, plus encore, c'est la
contestation de l'utopie écologiste qui a succédé à l'utopie communiste. On
nous dit qu'aujourd'hui il nous faut prendre des mesures coûteuses et
douloureuses pour...« sauver la planète », après quoi, demain ou après-demain
au plus tard, nous y vivrons heureux, débarrassés des maux qu'accumulent la
pollution, le réchauffement climatique et le déclin de l'ours blanc. On aura
reconnu-là la vieille antienne des «
lendemains qui chantent » après que plusieurs générations en auront bavé sous
la poigne de fer d'un Etat toujours plus contraignant et liberticide.
Association Bien Vivre à Saint-Leu - Courriel:
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