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Bienheureux "échec" de Copenhague ! Version imprimable Suggérer par mail
Environnement - Protection de l'Environnement
21-12-2009

Depuis samedi, les écologistes, le gouvernement français et de nombreux politiques ne sont que cris, colères et lamentations à cause de l'échec de la grand'messe écolo de Copenhague ! Le plus marri est le président français entouré des Hulot et autres Bertrand... ses principaux thuriféraires patentés. Non seulement, il s'était beaucoup investi avant la conférence mais il y a débarqué en tapant du poing sur la table, lançant un ultimatum aux congressistes, les forçant à délibérer sans désemparer toute une nuit, sans autre résultat ! A l'évidence, au-delà du combat contre le CO², le chef de l'Etat français entendait faire la leçon à Barak Obama auquel il dispute le titre de leader mondial dans ce domaine comme dans d'autres, sans grand succès. Nicolas Sarkozy a emprunté un ton alarmiste sur le thème : « Demain il sera trop tard » dans le registre catastrophiste des écolo-extrémistes....

....Trois pays, semble-t-il, ont fait échec au grand dessein qui avait motivé la tenue de la conférence : la Chine, l'Inde et les Etats-Unis. Certes, dans la déclaration finale, tous ont admis que l'objectif est la limitation du réchauffement planétaire à 2° C d'ici à 2050 et sont tombés d'accord pour consacrer 100 milliards $ à l'aide aux pays en développement à compter de... 2020, ce qui était déjà quasiment acquis au terme de négociations exploratoires qui ont duré deux ans. Mais il n'y a là que des déclarations d'intention. Copenhague ne débouche pas sur le traité que voulait Sarkozy ; autrement dit : pas de mesures contraignantes. Tout au plus a-t-on voulu masquer l'échec des négociations et sauver la face à défaut de sauver la planète. Vous ne trouverez ni objectif chiffré de réduction d'émissions de gaz à effet de serre ni création d'une quelconque organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements souscrits par chacun.

L'Inde et la Chine n'entendent pas sacrifier leur développement industriel et leur croissance pour compenser, fût-ce partiellement, les émissions de CO2 des pays développés. Que disent ces pays « émergents » ? Les grandes nations occidentales ont dû leur prospérité, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, à un développement industriel qui ne se souciait pas de ses conséquences sur l'environnement, d'où, chez nous, les « trente glorieuses ». Et voilà que, maintenant, ces Etats développés voudraient interdire à cause d'une simple hypothèse et au nom de la protection de l'environnement pour... « sauver la planète », cette même croissance industrielle à des nations qui commencent à peine à s'en sortir après des décennies de sous-développement. On comprend qu'ils la trouvent saumâtre ! On pourrait dire la même chose de la force de frappe nucléaire qui a assuré la paix aux Etats occidentaux qui la possédaient et qui entendent maintenant interdire à ceux qui ne l'ont pas encore de s'en doter, sans renoncer à la leur !

Les Etats-Unis, sous Obama comme sous Bush, sont dans les mêmes dispositions. Certes, les States ne sont pas un pays « émergent » mais, en pleine crise économique, les Américains refusent tout ce qui pourrait l'aggraver, y compris des mesures écologiques contraignantes. D'autant qu'elles ont un double coût, pour les uns comme pour les autres. Le premier est financier : pour abonder les subventions en faveur de l'Afrique, une taxe sur les transactions financières internationales aurait dû être décidée.

Le second porte sur la souveraineté nationale puisque aurait dû être créé un nouveau « machin », comme eut dit le grand Charles, à savoir l'Organisation mondiale de l'environnement laquelle, comme nous l'avons souligné plus haut, aurait eu droit de regard sur la façon dont les Etats auraient mis en oeuvre les conclusions du sommet de Copenhague. Cette « O.N.U de l'environnement » aurait eu un pouvoir de sanction et se serait permis une intrusion permanente dans la politique des Etats puisque toute décision gouvernementale peut effectivement avoir des incidences sur l'environnement. Sarkozy, quant à lui, était d'accord, ce qui semble paradoxal quand on sait que déjà, et non sans raison, il supporte mal l'ingérence de Bruxelles dans la politique économique française ! Fort heureusement cette organisation aussi inquisitoriale que bureaucratique ne verra pas le jour...

L' « échec » de Copenhague est en réalité une victoire sur le mondialisme, un recul de la velléité d'instaurer un gouvernement écologique mondial. Mais, plus encore, c'est la contestation de l'utopie écologiste qui a succédé à l'utopie communiste. On nous dit qu'aujourd'hui il nous faut prendre des mesures coûteuses et douloureuses pour...« sauver la planète », après quoi, demain ou après-demain au plus tard, nous y vivrons heureux, débarrassés des maux qu'accumulent la pollution, le réchauffement climatique et le déclin de l'ours blanc. On aura reconnu-là la vieille antienne des « lendemains qui chantent » après que plusieurs générations en auront bavé sous la poigne de fer d'un Etat toujours plus contraignant et liberticide.

 
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