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« Une
regrettable erreur »… C’est ainsi que l’Indien Rajendra Pachauri, qui
dirige le fameux Groupe intergouvernemental d’experts sur l‘évolution
du climat, a pudiquement qualifié samedi l’affirmation mensongère et
non scientifique du 4e rapport du GIEC annonçant la fonte des glaciers de l’Himalaya d’ici à 2035 (Présent
du 21 janvier). En fait, une véritable manipulation de l’opinion
publique et des dirigeants de la planète, orchestrée par des
« scientifiques » peu scrupuleux et politiquement très engagés qui n’en
sont pas à leur première imposture......
« Une
regrettable erreur »… C’est ainsi que l’Indien Rajendra Pachauri, qui
dirige le fameux Groupe intergouvernemental d’experts sur l‘évolution
du climat, a pudiquement qualifié samedi l’affirmation mensongère et
non scientifique du 4e rapport du GIEC annonçant la fonte des glaciers de l’Himalaya d’ici à 2035 (Présent
du 21 janvier). En fait, une véritable manipulation de l’opinion
publique et des dirigeants de la planète, orchestrée par des
« scientifiques » peu scrupuleux et politiquement très engagés qui n’en
sont pas à leur première imposture.
Rappelons d’abord les
faits. En 2007, dans un quatrième rapport qui, au passage, allait lui
valoir le Prix Nobel de la Paix (!), le GIEC
devait affirmer très sérieusement que les glaciers de l’Himalaya
reculent plus vite que les autres glaciers du monde et « pourraient
disparaître d’ici à 2035, voire avant ». En même temps, il annonçait
une hausse des températures moyennes de la planète de 1,8 à 4° C, et
pouvant même aller jusqu’à + 6° C… Enfin, les « experts » du GIEC
devaient une fois de plus insister sur le prétendu lien existant entre
les catastrophes naturelles telles que les inondations des côtes et les
ouragans, et le réchauffement climatique, lui-même imputé à l’activité
humaine.
Or, dans son édition du 17 janvier dernier, le Sunday Times devait démontrer que l’échéance de 2035 avancée par le GIEC n’est fondée sur aucune recherche valide et avait été utilisée à l’origine par l’organisation environnementale WWF.
Plusieurs scientifiques, déjà, avaient émis des doutes sur de telles
conclusions, et n’avaient manqué de rappeler qu’il « n’y a pas de
preuve suffisante pour faire un lien entre le réchauffement climatique
et les catastrophes naturelles ». Parmi ces derniers, le professeur
Georg Kaser, de l’Institut de glaciologie d’Innsbrück, qui devait
confier récemment avoir prévenu ses pairs du GIEC
d’une erreur sur l’Himalaya. « Fin 2006 (...), devait-il en effet
expliquer, en avouant regretter “un certain amateurisme” de la part de
quelques-uns de ses collègues, j’ai pris connaissance de cette erreur
et de quelques autres. C‘était après la dernière revue, mais avant la
publication, donc on avait encore une possibilité de modifier » le
texte. « Je l’ai fait remarquer. » Or, ajoutait-il, « pour une raison
que j’ignore, ils n’ont pas réagi. »
Une raison que le
professeur Kaser ignore peut-être. Ou fait mine d’ignorer. Mais pas
ceux qui connaissent l’engagement et les méthodes du GIEC.
Car ce n’est pas la première fois que le Groupe intergouvernemental
d’experts est pris la main dans le sac en pleine manipulation.
En
décembre dernier, Ben Santer, coordinateur principal du chapitre 8 du
rapport de 1995, devait ainsi admettre avoir supprimé de la version
finale dudit rapport les passages affirmant que l’homme n’est pas
responsable du changement climatique. Une suppression lourde de
conséquences, puisque ce texte résumait les vues des scientifiques pour
les décideurs politiques…
La rédaction du troisième
rapport devait donner lieu quelques années plus tard à une nouvelle
escroquerie. Les prétendus experts devaient en effet joindre à leur
étude la reconstitution climatique de Mann, Bradley et Hugues, souvent
appelée « graphique en crosse de hockey ». Un graphique qui
reconstituait pour la première fois l’évolution de la température
hémisphérique durant les 1 000 dernières années et qui différait
radicalement d’un premier rapport schématique qui montrait des
températures plus élevées durant la période médiévale qu’aujourd’hui.
La présence de ce graphique dans le rapport devait largement contribuer
à démontrer que la période de réchauffement actuelle est inhabituelle
en comparaison aux températures de 1000 à 1900. Or, la méthodologie
utilisée pour produire ce graphique avait été largement critiquée par
la communauté scientifique. Bradley, Hugues, et Mann, dans une lettre
publiée par le magazine Nature en 2005, devaient eux-mêmes
rappeler que leur article original précisait que plus d’information
était nécessaire avant d’en venir à des conclusions et que les
incertitudes étaient le point faible de l’article. Le GIEC n’en tiendra pas compte.
Cette même année 2005, le professeur Christopher Landsea, spécialiste des cyclones tropicaux et invité à ce titre par le GIEC
à participer à la section concernant l’impact des effets du
réchauffement climatique sur le nombre et l’intensité des cyclones
tropicaux, devait claquer la porte du GIEC.
A cette occasion, Landsea devait même déclaré dans une lettre ouverte
que le Dr. Trenberth, rédacteur en chef de la section sur les cyclones
tropicaux, s‘était prononcé sans preuves sur une relation entre le
grand nombre de forts ouragans de la saison cyclonique 2004 dans
l’océan Atlantique Nord et le réchauffement climatique.
Enfin, juste avant cette nouvelle affaire des glaciers de l’Himalaya, celle du « Climategate » devait une fois de plus mettre le GIEC
sur la sellette et fortement perturber l’ouverture du sommet de
Copenhague. Des milliers de courriels de chercheurs collaborant avec
l’université britannique d’East Anglia, victime d’un piratage
informatique ou de fuites, avaient été publiés sur internet, dont
certains laissaient entendre que la communauté scientifique avait
manipulé les données sur le climat pour étayer la thèse d’un
réchauffement dû aux activités humaines…
F.D.
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