|
Nous avons publié sur ce site de nombreux articles sur l'imposture climatique à laquelle le GIEC est étroitement associé. Claude Allègre publie un livre qui porte ce titre: "L'imposture climatique ou la fausse écologie".
Claude Allègre : "Les scientifiques qui défendent le réchauffement climatique sont des affairistes"
L'ancien ministre dénonce avec force l'écologie en tant qu'idéologie et
business. Pour lui, le sauvetage de la planète passe par une recherche
scientifique et un développement économique accrus.
Le
Figaro Magazine - Votre persistance à contester le réchauffement
climatique vous vaut l'hostilité de nombreux climatologues. Comment
ressentez-vous cet état de fait ?
Claude Allègre * - Ça m'est
totalement indifférent, et d'autant plus qu'on assiste aujourd'hui à un
véritable retournement ! Alors que, durant des années, il était hors de
question de contredire la version officielle du réchauffement
climatique, voilà qu'on se demande si le phénomène est si sûr. Les
prédictions sont remises en question, on débusque les exagérations,
d'où un début de scission parmi les climatologues. Des sommités
mondiales, comme le physicien théoricien américain Freeman Dyson ou le
météorologiste américain Richard Lindzen, ont depuis longtemps émis de
sérieuses réserves, mais c'est Mojib Latif, membre du Giec, directeur
du centre de modélisation de Kiel, qui admet aujourd'hui que les
modèles sont déficients et que le climat pourrait se... refroidir. Or
il a été l'un des piliers de cette affaire ! Certains affirment que des
scientifiques du Hadley Center ont manipulé les données pour être plus
alarmistes. Si c'était vrai, ce serait très grave. Quant à moi, je
n'affirme rien, si ce n'est que dès lors qu'on est incapable de prédire
le temps de façon sérieuse au-delà de quatre jours, anticiper le climat
à un siècle de distance est une fumisterie. C'est l'océan qui détermine
le climat, c'est là que réside la réserve de chaleur et de CO2, or on
ne sait toujours pas comment il fonctionne. Les mouvements d'El Niño,
par exemple, enregistrés depuis le XVIe siècle, n'affichent aucune
régularité. Cela se produit, cela ne se produit pas. C'est comme ça !
C'est ainsi que le pape de l'océanographie, Carl Wunsch, estime que la
prédiction du climat à long terme est hors du champ de la science...
Quelle conclusion en tirez-vous ?
Que tout cela a des conséquences sur les comportements et qu'il ne
faut surtout pas se tromper sur les options à prendre. Je ne suis pas
dans le «Tout va très bien, Madame la Marquise»,
mais faire croire sur la foi de vaticinations à un siècle de distance
qu'il suffirait de réduire les émissions de gaz carbonique pour
résoudre le problème, c'est non seulement scandaleux, mais criminel.
Ces gens ne sont scientifiquement pas sérieux. Ils ont réussi à tirer
beaucoup d'argent pour des recherches qui ne servent qu'à faire tourner
leurs modèles d'ordinateurs, sans aucune considération pour
l'observation. Il faudrait faire un grand programme spatial, avec
satellites et ballons, pour améliorer nos connaissances sur
l'atmosphère, un autre pour étudier l'océan, or il n'y a plus de
grandes missions sur le climat depuis vingt ans. Il faudrait dépenser 1
ou 2 milliards par an pour un tel programme, plutôt que d'acheter des
ordinateurs de plus en plus gros. Voyez les modèles économiques : même
avec les plus puissants ordinateurs du monde, vous ne pourrez prévoir
le comportement psychologique des gens, savoir s'ils investiront ou
pas. Quand les climatologues ne comprennent pas la physique, le rôle
exact des nuages, du cycle de l'eau, des aérosols et surtout de
l'océan, les ordinateurs moulinent dans le vide et c'est tout. Aussi
puissants soient-ils !
Comment transformer ce constat en quelque chose de positif ?
On tombe ici sur un problème philosophique : l'homme s'est toujours
adapté aux changements, c'est ainsi qu'il a survécu et s'est développé.
Cette qualité étant une formidable opportunité de développement,
j'inverserai donc le raisonnement des Verts, qui ont mis la
décroissance dans leur programme. Imaginez qu'ils contrôlent demain
l'Ile-de-France et vous aurez une taxe pour entrer dans Paris, une taxe
sur l'eau, une taxe sur les déchets, des interdictions à tout-va, un
nouveau totalitarisme. «Je pense pour vous, donc je vous interdis !»
Ce n'est assurément pas la solution. Il y a des problèmes, on les
résout. Moi aussi, je trouve qu'il y a trop de CO2, non pas pour le
climat, mais parce qu'il acidifie l'océan. Ce qu'il faut, c'est le
capturer et le stocker dans le sol. Cela s'appelle la séquestration de
CO2. Les réserves d'énergie sont-elles en voie d'épuisement ? Exact,
mais dans un siècle ! Que faire ? 40 % de l'énergie étant dévolus au
chauffage des immeubles et des maisons, la solution passera par un peu
de photovoltaïque, un peu de géothermie et de l'isolation. Dès lors que
vous entrez dans l'économie, vous créez du progrès. Même si cela prend
du temps en matière de retour sur investissement, l'individu s'y
retrouvera toujours. La France a le nucléaire, elle a de l'électricité,
fonçons donc sur la voiture électrique ! C'est dans cet esprit que,
pour réduire les coûts initiaux, j'ai fait pression pour qu'EDF
fournisse gratuitement, durant quatre ans, ceux qui avaient opté pour
cette solution. Et chaque fois, on créera des emplois.
Le fond de la question est philosophique et il est assez plaisant de voir Cohn-Bendit ramasser Hulot dans Marianne,
en affirmant qu'il était devenu d'extrême gauche ! L'intime cheminement
des Verts, c'est la révolution, l'écologie servant de prétexte et de
moyen pour stopper l'industrie et l'agriculture. Ils ne se servent de
la science que lorsque cela les arrange. Pour ce qui est des OGM, ils
ont pris le strict contre-pied des scientifiques. Les voici maintenant
contre les nanotechnologies, contre le nucléaire, le but ultime étant
d'arrêter cette société.
Bien sûr, on ne peut pas le dire. Dans ce pays, si Le Pen observe
que la mer est salée, il faudra automatiquement dire que la mer n'est
pas douce... On en est là. Pour le coup, Le Pen a dit la vérité : les
écolos, c'est comme les pastèques, vert à l'extérieur, et bien rouge à
l'intérieur. Il faut ouvrir les yeux. Nous sommes, je le répète, face à
une idéologie totalitaire : «Je sais ce qui est bon pour
vous, je vous empêche de prendre votre voiture. Dorénavant, vous
marcherez avec des baskets pour moins user la route, etc.» Exécrable philosophie.
Il y a aussi l'écologie business...
Oui, Al Gore en tête. On lui a écrit une lettre pour l'inviter à une
conférence en lui demandant quelles seraient ses conditions. Je peux
vous les dire. Pour une heure : 200 000 euros, plus trois places en
première classe aller-retour de New York. C'est le tarif ! Dans son
livre Etat d'urgence, l'Américain Michael Crichton décrit bien
le business écologique, avec les jetons de présence dans tous les
conseils d'administration. Et Nicolas Hulot ? Le Canard enchaîné
ne s'est pas gêné pour donner ses émoluments : 30 000 euros par mois de
TF1, et 5,6 % sur les produits Ushuaïa, fonds industriel et chimique
qui s'élève à 100 millions d'euros. C'est donc du business. Sans
oublier les royalties sur le 4 x 4 Renault baptisé Ushuaïa. Un 4 x 4 !
Un comble ! « Les Guignols de l'info » ne le ratent pas. Son slogan de
marionnette boostée au CO2 : «Tous en vélo, moi en hélico !»
Qu'attendez-vous du sommet de Copenhague ?
Qu'on y prenne des mesures efficaces et positives pour éviter le
dégagement de CO2, mais je crains l'échec dès lors que l'approche
demeure mauvaise : le cercle vicieux des interdictions et des quotas.
Les Américains ont fait quelque chose dont personne n'a parlé. Ils ont
signé un accord avec les Chinois pour faire un centre de recherche
ciblé sur la séquestration du CO2. Démarche positive et logique : il
serait stupide de se priver des réserves de charbon. Dans le même
esprit, l'Europe pourrait proposer un programme nucléaire dont nous
serions, soit dit en passant, les leaders. Les centrales de quatrième
génération utilisant 98 % de l'uranium, et non pas 1 % comme avec les
centrales classiques.
L'urgence aujourd'hui - pas dans un siècle ! -, c'est l'eau. La
France a une grande compétence dans ce domaine, je voudrais la décider
à prendre le leadership au cours d'un sommet international qui se
tiendrait sur notre sol et traiterait des ressources, du transport et
du dessalement. Nous avons les deux meilleures sociétés d'eau de la
planète, alors faisons ! Faisons !
Nous pourrions aussi être excellents sur les OGM : ce sont les
Belges et nous qui les avons inventés. Aujourd'hui les Etats-Unis en
fabriquent, qui absorbent deux fois plus de CO2 que des plantes
ordinaires : une régulation naturelle, qui consomme deux fois moins
d'eau, etc. Et nous n'y sommes pas ! La France est encore dans la
philosophie verte du sauvetage de la planète par le biais du déclin. Le
pacte écologique, Sarkozy ne l'a pas lu, sinon il ne l'aurait pas
signé. Moi je l'ai lu : c'est une dangereuse foutaise. Mais on observe
un virage : Jean-Louis Borloo a déclaré la semaine dernière que les
mesures à prendre à Copenhague ne devraient pas toucher au
développement économique. Il y aura un affrontement. Un certain nombre
de gens déclareront refuser de suivre les Etats-Unis. Et puis les
Etats-Unis imposeront leur point de vue. L'initiative Sarkozy-Lula,
c'est de la diplomatie. La France adoptera l'attitude d'avoir été
impeccable, jusqu'à ce que s'applique le principe de réalité. C'est
l'essence même des hommes : s'adapter. Et nous avons pour président un
grand pragmatique.
* Dernier livre paru : « La science est le défi du XXIe siècle », Plon, 343 p., 20,90 €.
« La planète s’est refroidie depuis dix ans »
Ancien ministre de l’Education et membre de l’Institut de physique
du globe, Claude Allègre prépare un ouvrage à paraître prochainement
chez Plon dont le titre provisoire est « l’imposture climatique ».
- Pourquoi dénoncez-vous une imposture climatique ?
Claude Allègre. Je ne remets pas en cause le changement climatique
actuel et je nie pas que la banquise fonde ou que les glaciers de
montagne diminuent.. Mais je ne crois pas à la thèse du réchauffement climatique qui
n’est pas prouvée scientifiquement et ne repose que sur des prédictions
infondées. Les faits me donnent d’ailleurs raison, puisque la planète
s’est légèrement refroidie depuis dix ans.
- Les scientifiques du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ne sont pas de votre avis…
Faux. Certains estiment que nous sommes en train de traverser une période de refroidissement qui pourrait durer vingt ou trente ans. Et
si vous lisez en détail les 1 000 pages du dernier rapport du Giec,
vous constatez que les experts sont plutôt prudents. Mais à la fin,
leurs conclusions sont toujours alarmistes et sans nuances. Et pour
cause ! Ils ont reçu des milliards pour faire leur recherche. C’est
un lobby de spécialistes méteo du monde entier qui travaille dans un
intérêt financier.
- Que dire aux réfugiés climatiques victimes de la montée des eaux ?
L’homme s’adaptera à nouveau. Parler de réfugié climatique est stupide
: si les îles du Pacifique et les deltas s’enfoncent, c’est à cause
d’un phénomène géologique. On mélange tout pour faire peur. Au Moyen
Age, les glaces du Groenland étaient moins étendues.
- La conférence de Copenhague permettra d’y voir plus clair ?
Je suis d’accord sur un point : il faut tenter de réduire nos émissions
de CO2 car cela acidifie les océans. Mais instaurer des quotas
d’émissions de carbone ne sert à rien. Personne ne les respectera,
comme pour le protocole de Kyoto. Pensez-vous que la Chine, qui
construit une centrale à charbon par semaine, va s’arrêter. Et
pensez-vous que le Congrès américain, qui ne veut pas mettre à genoux
l’économie, acceptera de voter une réduction massive de ses émissions ?
Pour toutes ces raisons, le sommet de Copenhague sera selon moi un
énorme échec.
- Faut-il pour autant baisser les bras ?
Il faut économiser l’énergie. Mais à quoi bon paniquer les gens, interdire à tout-va et instaurer des taxes.
Innovons en développant la voiture électrique, le nucléaire et les
programmes de séquestration de carbone. Le problème des écologistes
comme Nicolas Hulot est qu’ils n’ont à la bouche que les mots
désolation, déclin de l’homme et mort de la planète.
Source: Le Parisien
Extraits de La Croix
 Son argumentaire repose sur trois piliers :
scientifique, politique et idéologique. D’abord, l’auteur réfute la
corrélation entre croissance des teneurs en CO2 et réchauffement. Il
dénonce en outre le fonctionnement « mafieux » du Giec et s’oppose enfin
à la mouvance écologiste, par essence « totalitaire ».
Claude Allègre voue aux gémonies les leaders de la cause écologique,
au premier chef l’ancien vice-président américain Al Gore et le
producteur d’émissions télévisées Nicolas Hulot. Il leur reproche leur
catastrophisme et leur remise en cause du mode de développement.
Il s’insurge contre les politiques « répressives » de taxes et
réduction des émissions qu’ils promeuvent. Lui croit en l’innovation –
en matière nucléaire et de séquestration du carbone – et pense que
s’annonce devant nous « une période de croissance économique
extraordinaire ».
 Claude Allègre dénonce une véritable collusion
d’intérêts entre les écologistes et le Giec, même si celui-ci fait état
de ses nombreuses incertitudes. « L’imposture (…) du groupe des
scientifiques qui s’occupent du climat, c’est de profiter de cet appui
politique ambigu et intéressé des Verts pour obtenir, par pur
corporatisme, des crédits et un début de reconnaissance scientifique ! »
Forts de leurs relais politiques et écologistes, les responsables du
Giec cherchent « à imposer une vérité officielle aux forceps » avec «
des méthodes dignes des régimes totalitaires ». Le réchauffement ? Un «
mythe sans fondement », une « théorie aussi incertaine qu’inutile », en
un mot une « imposture ».
Pour Claude Allègre, certes le climat change en permanence, mais on
ne peut pas savoir s’il se réchauffe ou se refroidit, car il « obéit
probablement à la logique du chaos » et est de ce fait fondamentalement «
imprédictible ».
Il considère en conséquence que les climatologues sont non seulement
des « cavaliers de l’Apocalypse » mais aussi des escrocs qui ont, telle
une « mafia », « utilisé la rétention de données et la coupure des
crédits de recherche » et infiltré les grandes revues scientifiques pour
imposer leur point de vue.
 Or, pour lui, la climatologie est une sous-science
dans laquelle se sont engouffrés des météorologues et des physiciens de
la haute atmosphère en quête de débouchés, les premiers parce que leurs
prévisions météo n’avaient plus d’avenir, les seconds parce que les
satellites se sont mis à faire leur travail.
Au final, on s’étonne de la violence de Claude Allègre, qui insulte
plus qu’il ne débat. Et l’on sent poindre les rivalités qui agitent en
interne la communauté scientifique. La climatologie a surgi sur le
devant de la scène en quelques décennies, enivrée par le nouveau champ
de connaissances à explorer avec peut-être quelques péchés de jeunesse,
un zeste de prétention à vouloir expliquer le monde, un soupçon de
désintérêt pour les disciplines plus anciennes, telle la géographie.
L’hostilité ou la réticence de certaines de ces disciplines n’est
sans doute pas exempte de jalousie. Ceci rappelle que la science est
d’abord une affaire d’hommes et que, parfois, les rapports de force
prennent le pas sur la coopération.
« Si les spécialistes du climat avaient été honnêtes et dit ce
qu’ils savaient, j’aurais travaillé avec eux », justifie Claude Allègre
qui n’a, de fait, jamais postulé pour être l’un des auteurs du Giec ou
pour débattre et participer de l’intérieur à la fabrique de la science.
Tout comme ces « sceptiques » qui préfèrent étonnamment rester hors du
jeu.
MV
|