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L'imposture climatique Version imprimable Suggérer par mail
Environnement - Protection de l'Environnement
15-02-2010

Nous avons publié sur ce site de nombreux articles sur l'imposture climatique à laquelle le GIEC est étroitement associé. Claude Allègre publie un livre qui porte ce titre: "L'imposture climatique ou la fausse écologie".

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Claude Allègre : "Les scientifiques qui défendent le réchauffement climatique sont des affairistes"

Ecoutez Claude Allègre sur RTL en cliquant ICI

 

L'ancien ministre dénonce avec force l'écologie en tant qu'idéologie et business. Pour lui, le sauvetage de la planète passe par une recherche scientifique et un développement économique accrus.

Le Figaro Magazine - Votre persistance à contester le réchauffement climatique vous vaut l'hostilité de nombreux climatologues. Comment ressentez-vous cet état de fait ?

Claude Allègre * - Ça m'est totalement indifférent, et d'autant plus qu'on assiste aujourd'hui à un véritable retournement ! Alors que, durant des années, il était hors de question de contredire la version officielle du réchauffement climatique, voilà qu'on se demande si le phénomène est si sûr. Les prédictions sont remises en question, on débusque les exagérations, d'où un début de scission parmi les climatologues. Des sommités mondiales, comme le physicien théoricien américain Freeman Dyson ou le météorologiste américain Richard Lindzen, ont depuis longtemps émis de sérieuses réserves, mais c'est Mojib Latif, membre du Giec, directeur du centre de modélisation de Kiel, qui admet aujourd'hui que les modèles sont déficients et que le climat pourrait se... refroidir. Or il a été l'un des piliers de cette affaire ! Certains affirment que des scientifiques du Hadley Center ont manipulé les données pour être plus alarmistes. Si c'était vrai, ce serait très grave. Quant à moi, je n'affirme rien, si ce n'est que dès lors qu'on est incapable de prédire le temps de façon sérieuse au-delà de quatre jours, anticiper le climat à un siècle de distance est une fumisterie. C'est l'océan qui détermine le climat, c'est là que réside la réserve de chaleur et de CO2, or on ne sait toujours pas comment il fonctionne. Les mouvements d'El Niño, par exemple, enregistrés depuis le XVIe siècle, n'affichent aucune régularité. Cela se produit, cela ne se produit pas. C'est comme ça ! C'est ainsi que le pape de l'océanographie, Carl Wunsch, estime que la prédiction du climat à long terme est hors du champ de la science...

Quelle conclusion en tirez-vous ?

Que tout cela a des conséquences sur les comportements et qu'il ne faut surtout pas se tromper sur les options à prendre. Je ne suis pas dans le «Tout va très bien, Madame la Marquise», mais faire croire sur la foi de vaticinations à un siècle de distance qu'il suffirait de réduire les émissions de gaz carbonique pour résoudre le problème, c'est non seulement scandaleux, mais criminel. Ces gens ne sont scientifiquement pas sérieux. Ils ont réussi à tirer beaucoup d'argent pour des recherches qui ne servent qu'à faire tourner leurs modèles d'ordinateurs, sans aucune considération pour l'observation. Il faudrait faire un grand programme spatial, avec satellites et ballons, pour améliorer nos connaissances sur l'atmosphère, un autre pour étudier l'océan, or il n'y a plus de grandes missions sur le climat depuis vingt ans. Il faudrait dépenser 1 ou 2 milliards par an pour un tel programme, plutôt que d'acheter des ordinateurs de plus en plus gros. Voyez les modèles économiques : même avec les plus puissants ordinateurs du monde, vous ne pourrez prévoir le comportement psychologique des gens, savoir s'ils investiront ou pas. Quand les climatologues ne comprennent pas la physique, le rôle exact des nuages, du cycle de l'eau, des aérosols et surtout de l'océan, les ordinateurs moulinent dans le vide et c'est tout. Aussi puissants soient-ils !

Comment transformer ce constat en quelque chose de positif ?

On tombe ici sur un problème philosophique : l'homme s'est toujours adapté aux changements, c'est ainsi qu'il a survécu et s'est développé. Cette qualité étant une formidable opportunité de développement, j'inverserai donc le raisonnement des Verts, qui ont mis la décroissance dans leur programme. Imaginez qu'ils contrôlent demain l'Ile-de-France et vous aurez une taxe pour entrer dans Paris, une taxe sur l'eau, une taxe sur les déchets, des interdictions à tout-va, un nouveau totalitarisme. «Je pense pour vous, donc je vous interdis !»

Ce n'est assurément pas la solution. Il y a des problèmes, on les résout. Moi aussi, je trouve qu'il y a trop de CO2, non pas pour le climat, mais parce qu'il acidifie l'océan. Ce qu'il faut, c'est le capturer et le stocker dans le sol. Cela s'appelle la séquestration de CO2. Les réserves d'énergie sont-elles en voie d'épuisement ? Exact, mais dans un siècle ! Que faire ? 40 % de l'énergie étant dévolus au chauffage des immeubles et des maisons, la solution passera par un peu de photovoltaïque, un peu de géothermie et de l'isolation. Dès lors que vous entrez dans l'économie, vous créez du progrès. Même si cela prend du temps en matière de retour sur investissement, l'individu s'y retrouvera toujours. La France a le nucléaire, elle a de l'électricité, fonçons donc sur la voiture électrique ! C'est dans cet esprit que, pour réduire les coûts initiaux, j'ai fait pression pour qu'EDF fournisse gratuitement, durant quatre ans, ceux qui avaient opté pour cette solution. Et chaque fois, on créera des emplois.

Le fond de la question est philosophique et il est assez plaisant de voir Cohn-Bendit ramasser Hulot dans Marianne, en affirmant qu'il était devenu d'extrême gauche ! L'intime cheminement des Verts, c'est la révolution, l'écologie servant de prétexte et de moyen pour stopper l'industrie et l'agriculture. Ils ne se servent de la science que lorsque cela les arrange. Pour ce qui est des OGM, ils ont pris le strict contre-pied des scientifiques. Les voici maintenant contre les nanotechnologies, contre le nucléaire, le but ultime étant d'arrêter cette société.

Bien sûr, on ne peut pas le dire. Dans ce pays, si Le Pen observe que la mer est salée, il faudra automatiquement dire que la mer n'est pas douce... On en est là. Pour le coup, Le Pen a dit la vérité : les écolos, c'est comme les pastèques, vert à l'extérieur, et bien rouge à l'intérieur. Il faut ouvrir les yeux. Nous sommes, je le répète, face à une idéologie totalitaire : «Je sais ce qui est bon pour vous, je vous empêche de prendre votre voiture. Dorénavant, vous marcherez avec des baskets pour moins user la route, etc.» Exécrable philosophie.

Il y a aussi l'écologie business...

Oui, Al Gore en tête. On lui a écrit une lettre pour l'inviter à une conférence en lui demandant quelles seraient ses conditions. Je peux vous les dire. Pour une heure : 200 000 euros, plus trois places en première classe aller-retour de New York. C'est le tarif ! Dans son livre Etat d'urgence, l'Américain Michael Crichton décrit bien le business écologique, avec les jetons de présence dans tous les conseils d'administration. Et Nicolas Hulot ? Le Canard enchaîné ne s'est pas gêné pour donner ses émoluments : 30 000 euros par mois de TF1, et 5,6 % sur les produits Ushuaïa, fonds industriel et chimique qui s'élève à 100 millions d'euros. C'est donc du business. Sans oublier les royalties sur le 4 x 4 Renault baptisé Ushuaïa. Un 4 x 4 ! Un comble ! « Les Guignols de l'info » ne le ratent pas. Son slogan de marionnette boostée au CO2 : «Tous en vélo, moi en hélico !»

Qu'attendez-vous du sommet de Copenhague ?

Qu'on y prenne des mesures efficaces et positives pour éviter le dégagement de CO2, mais je crains l'échec dès lors que l'approche demeure mauvaise : le cercle vicieux des interdictions et des quotas. Les Américains ont fait quelque chose dont personne n'a parlé. Ils ont signé un accord avec les Chinois pour faire un centre de recherche ciblé sur la séquestration du CO2. Démarche positive et logique : il serait stupide de se priver des réserves de charbon. Dans le même esprit, l'Europe pourrait proposer un programme nucléaire dont nous serions, soit dit en passant, les leaders. Les centrales de quatrième génération utilisant 98 % de l'uranium, et non pas 1 % comme avec les centrales classiques.

L'urgence aujourd'hui - pas dans un siècle ! -, c'est l'eau. La France a une grande compétence dans ce domaine, je voudrais la décider à prendre le leadership au cours d'un sommet international qui se tiendrait sur notre sol et traiterait des ressources, du transport et du dessalement. Nous avons les deux meilleures sociétés d'eau de la planète, alors faisons ! Faisons !

Nous pourrions aussi être excellents sur les OGM : ce sont les Belges et nous qui les avons inventés. Aujourd'hui les Etats-Unis en fabriquent, qui absorbent deux fois plus de CO2 que des plantes ordinaires : une régulation naturelle, qui consomme deux fois moins d'eau, etc. Et nous n'y sommes pas ! La France est encore dans la philosophie verte du sauvetage de la planète par le biais du déclin. Le pacte écologique, Sarkozy ne l'a pas lu, sinon il ne l'aurait pas signé. Moi je l'ai lu : c'est une dangereuse foutaise. Mais on observe un virage : Jean-Louis Borloo a déclaré la semaine dernière que les mesures à prendre à Copenhague ne devraient pas toucher au développement économique. Il y aura un affrontement. Un certain nombre de gens déclareront refuser de suivre les Etats-Unis. Et puis les Etats-Unis imposeront leur point de vue. L'initiative Sarkozy-Lula, c'est de la diplomatie. La France adoptera l'attitude d'avoir été impeccable, jusqu'à ce que s'applique le principe de réalité. C'est l'essence même des hommes : s'adapter. Et nous avons pour président un grand pragmatique.


* Dernier livre paru : « La science est le défi du XXIe siècle », Plon, 343 p., 20,90 €.

 

 

Le Parisien : Le mensonge du réchauffement climatique,  par Claude Allegre

 

« La planète s’est refroidie depuis dix ans »

Ancien ministre de l’Education et membre de l’Institut de physique du globe, Claude Allègre prépare un ouvrage à paraître prochainement chez Plon dont le titre provisoire est « l’imposture climatique ».

- Pourquoi dénoncez-vous une imposture climatique ?

Claude Allègre. Je ne remets pas en cause le changement climatique actuel et je nie pas que la banquise fonde ou que les glaciers de montagne diminuent.. Mais je ne crois pas à la thèse du réchauffement climatique qui n’est pas prouvée scientifiquement et ne repose que sur des prédictions infondées. Les faits me donnent d’ailleurs raison, puisque la planète s’est légèrement refroidie depuis dix ans.

- Les scientifiques du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ne sont pas de votre avis…

Faux. Certains estiment que nous sommes en train de traverser une période de refroidissement qui pourrait durer vingt ou trente ans. Et si vous lisez en détail les 1 000 pages du dernier rapport du Giec, vous constatez que les experts sont plutôt prudents. Mais à la fin, leurs conclusions sont toujours alarmistes et sans nuances. Et pour cause ! Ils ont reçu des milliards pour faire leur recherche. C’est un lobby de spécialistes méteo du monde entier qui travaille dans un intérêt financier.

- Que dire aux réfugiés climatiques victimes de la montée des eaux ?

L’homme s’adaptera à nouveau. Parler de réfugié climatique est stupide : si les îles du Pacifique et les deltas s’enfoncent, c’est à cause d’un phénomène géologique. On mélange tout pour faire peur. Au Moyen Age, les glaces du Groenland étaient moins étendues.

- La conférence de Copenhague permettra d’y voir plus clair ?

Je suis d’accord sur un point : il faut tenter de réduire nos émissions de CO2 car cela acidifie les océans. Mais instaurer des quotas d’émissions de carbone ne sert à rien. Personne ne les respectera, comme pour le protocole de Kyoto. Pensez-vous que la Chine, qui construit une centrale à charbon par semaine, va s’arrêter. Et pensez-vous que le Congrès américain, qui ne veut pas mettre à genoux l’économie, acceptera de voter une réduction massive de ses émissions ? Pour toutes ces raisons, le sommet de Copenhague sera selon moi un énorme échec.

- Faut-il pour autant baisser les bras ?

Il faut économiser l’énergie. Mais à quoi bon paniquer les gens, interdire à tout-va et instaurer des taxes. Innovons en développant la voiture électrique, le nucléaire et les programmes de séquestration de carbone. Le problème des écologistes comme Nicolas Hulot est qu’ils n’ont à la bouche que les mots désolation, déclin de l’homme et mort de la planète.


Source: Le Parisien

 

Extraits de La Croix

 

Son argumentaire repose sur trois piliers : scientifique, politique et idéologique. D’abord, l’auteur réfute la corrélation entre croissance des teneurs en CO2 et réchauffement. Il dénonce en outre le fonctionnement « mafieux » du Giec et s’oppose enfin à la mouvance écologiste, par essence « totalitaire ».

Claude Allègre voue aux gémonies les leaders de la cause écologique, au premier chef l’ancien vice-président américain Al Gore et le producteur d’émissions télévisées Nicolas Hulot. Il leur reproche leur catastrophisme et leur remise en cause du mode de développement.

Il s’insurge contre les politiques « répressives » de taxes et réduction des émissions qu’ils promeuvent. Lui croit en l’innovation – en matière nucléaire et de séquestration du carbone – et pense que s’annonce devant nous « une période de croissance économique extraordinaire ».

 

Claude Allègre dénonce une véritable collusion d’intérêts entre les écologistes et le Giec, même si celui-ci fait état de ses nombreuses incertitudes. « L’imposture (…) du groupe des scientifiques qui s’occupent du climat, c’est de profiter de cet appui politique ambigu et intéressé des Verts pour obtenir, par pur corporatisme, des crédits et un début de reconnaissance scientifique ! »

Forts de leurs relais politiques et écologistes, les responsables du Giec cherchent « à imposer une vérité officielle aux forceps » avec « des méthodes dignes des régimes totalitaires ». Le réchauffement ? Un « mythe sans fondement », une « théorie aussi incertaine qu’inutile », en un mot une « imposture ».

Pour Claude Allègre, certes le climat change en permanence, mais on ne peut pas savoir s’il se réchauffe ou se refroidit, car il « obéit probablement à la logique du chaos » et est de ce fait fondamentalement « imprédictible ».

Il considère en conséquence que les climatologues sont non seulement des « cavaliers de l’Apocalypse » mais aussi des escrocs qui ont, telle une « mafia », « utilisé la rétention de données et la coupure des crédits de recherche » et infiltré les grandes revues scientifiques pour imposer leur point de vue.

 

Or, pour lui, la climatologie est une sous-science dans laquelle se sont engouffrés des météorologues et des physiciens de la haute atmosphère en quête de débouchés, les premiers parce que leurs prévisions météo n’avaient plus d’avenir, les seconds parce que les satellites se sont mis à faire leur travail.

Au final, on s’étonne de la violence de Claude Allègre, qui insulte plus qu’il ne débat. Et l’on sent poindre les rivalités qui agitent en interne la communauté scientifique. La climatologie a surgi sur le devant de la scène en quelques décennies, enivrée par le nouveau champ de connaissances à explorer avec peut-être quelques péchés de jeunesse, un zeste de prétention à vouloir expliquer le monde, un soupçon de désintérêt pour les disciplines plus anciennes, telle la géographie.

L’hostilité ou la réticence de certaines de ces disciplines n’est sans doute pas exempte de jalousie. Ceci rappelle que la science est d’abord une affaire d’hommes et que, parfois, les rapports de force prennent le pas sur la coopération.

« Si les spécialistes du climat avaient été honnêtes et dit ce qu’ils savaient, j’aurais travaillé avec eux », justifie Claude Allègre qui n’a, de fait, jamais postulé pour être l’un des auteurs du Giec ou pour débattre et participer de l’intérieur à la fabrique de la science. Tout comme ces « sceptiques » qui préfèrent étonnamment rester hors du jeu.

MV
 
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