La Liste Chrétienne ne fonde pas son programme sur la lutte contre
l'avortement, mais sur une recherche globale du bien commun. C’est un
projet de civilisation pour remettre l’homme au centre de la
politique, sans distinction d’origine ou de religion. Ce projet de
civilisation commence avec le respect de la vie et de la dignité de tous
: embryons, enfants, handicapés, personnes âgées,
personnes seules, sans domiciles, sans travail, sans papiers... en
bref, toutes les victimes d'exclusion sans distinction, et à la dignité
desquelles on porte atteinte en menaçant leur existence ou
en les ignorant tout simplement.
Ceux qui nous attaquent ces derniers jours prétendent défendre le
droit des femmes. Il est vrai qu’ils luttent contre les violences faites
aux femmes sur bien des registres. C’est un juste combat
dans lequel nous nous reconnaissons également, tant la violence faite
aux femmes est intolérable. Mais, contrairement à notre combat
civilisationnel global, le combat de ces ardents féministes fait
deux poids deux mesures. Si une part de leur combat est juste,
notamment concernant les discriminations ou les violences conjugales, il
devient égoïste et abominablement mensonger quand il prétend
s’intéresser à la maternité.
D’abord parce que, d’après la loi française, l’avortement n’est pas un
droit au sens juridique du terme, mais la dépénalisation d’un acte pour
circonstances exceptionnelles. Ainsi l’article premier
de la loi Veil dépénalisant l’IVG dit ceci : «
La loi garantit le
respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait
être porté atteinte à ce principe qu'en cas de
nécessité et selon les conditions définies par la présente loi.
». En revanche, le droit de vivre est bien un droit pour tout être
humain dès le commencement de sa vie. Ce sont 200 000 être
humains à qui on dénie ce droit chaque année en France, au nom d’un
encadrement institutionnel qu’on élève de manière mensongère au rang de
droit. Le projet de civilisation de la Liste Chrétienne
défend les droits de TOUS, en commençant par les plus vulnérables.
Mais ceux qui nous attaquent s'intéressent-ils seulement à toutes les
femmes ? Ont-ils oubliés que ce sont des femmes qui les ont
protégés au moins pendant les 9 premiers mois de leur vie, et que c'est
justement là que commence la protection des personnes ?
Ensuite parce que nombre d’études montrent que l’avortement est dans
la plupart des cas une blessure grave pour celles qui ont avorté. Ainsi,
pour qui veut véritablement défendre les femmes, il va
de soi qu’il est prioritaire d’abord de les informer sur les risques
comme sur les alternatives possibles, et d'accompagner celles qui
souffrent a posteriori. C’est justement ce que propose la
Liste Chrétienne. L'ignorance et le mensonge n'ont jamais été vecteurs
de liberté, et sont au contraire les armes des civilisations
totalitaires. En s'opposant à une information complète des femmes
enceintes les féministes se trompent de combat.
Un
récent sondage IFOP montre qu’une
grande majorité des femmes préfèreraient se voir proposer d’autres
alternatives à l’avortement. Comment les féministes prétendent défendre
ces femmes-là, sinon par les mesures que propose la Liste
Chrétienne ?
Le mensonge sur les droits des femmes est donc éhonté et honteux. Il
justifie par là même un eugénisme grave, puisqu’en France on permet
qu’un enfant atteint d’un handicap soit avorté jusqu’au
dernier jour de grossesse quand la durée légale est limitée à 12
semaines pour un enfant « sain ». Qui protège les droits de ces enfants,
et la discrimination qui leur est faite au droit à la vie
sous le prétexte de leur handicap ? Cet eugénisme barbare conduit à ce
que 95% des enfants atteints d’un handicap soient tués avant de naitre,
sans parler des enfants sains soupçonnés de handicap.
Nous ne voulons pas d’une civilisation eugéniste.
Quand on a un véritable projet tourné vers le bien commun, on
s’inquiète de toutes les vies, même celles, silencieuses, des victimes.
De la même manière qu’on ne résout pas le problème du chômage
en tuant les chômeurs, on ne résout pas la précarité parfois tragique
des futures mères en tuant leur enfant. Ce n’est pas cela la solidarité.
C’est plutôt la solution de facilité. Mais cela, les
pro-choix ne l’entendent pas, et tout comme
notre
gouvernement qui veut revaloriser la pratique
de l’IVG, ils n’écoutent pas les femmes qui veulent moins
d’avortement et plus d’information, plus d’écoute et plus de soutien.
Ceux qui s’opposent à notre projet de civilisation résolument
humaniste tentent alors de faire taire toute voix qui s’opposerait à
leur idéologie. C’est pourquoi on prétend d’ailleurs, au nom de la
démocratie, qu’il faudrait interdire la Liste Chrétienne dans une
campagne républicaine. Drôle de conception de la démocratie ! Le
mensonge est double, et le fait d’une simple projection
psychologique : l’ultra gauche ne veut pas d’un débat politique sur
l’avortement parce que l’ultra gauche est contre la véritable
démocratie, celle qui écoute les citoyens et les protège, au lieu
d’imposer une idéologie.
Il existera pourtant toujours une synergie entre les partisans de la
Liste Chrétienne et certaines personnes de gauche soucieuses de justice
sociale et d'universalité. Cela suppose de laisser de
côté certains réflexes d'hostilité antichrétienne.
La Liste
Chrétienne, en se plaçant en dehors du clivage gauche/droite/centre
offre cette ouverture. Nous trouverons des partenaires, cela ne fait
aucun doute.