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Quelque 150 personnes ont manifesté devant le siège parisien du
Figaro pour soutenir Eric Zemmour que le quotidien voulait licencier
après ses propos sur les trafiquants majoritairement «noirs
et arabes». Une manifestation «contre la pensée unique» et pour «la liberté d'expression». A sa
sortie du bâtiment, le journaliste a été acclamé et embrassé par la
foule de ses partisans.
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafvAay.html
Commentaires ci-après: du site Riposte laïque et du quotidien Présent
La petite meute des censeurs n’aura pas la peau
d’Eric Zemmour
Riposte laïque - vendredi 26 mars
2010
Que de rebondissements dans l’« affaire Zemmour » depuis quelques
jours ! Il est difficile de synthétiser les nombreux retournements de situation
qui ont opposé les quelques adversaires d’Eric Zemmour au soutien populaire et
médiatique qu’il a reçu.
Dans le camp des préposés à l’Inquisition, nous trouvons
finalement bien peu de monde. Evidemment, il y a les trois larrons autoproclamés
« antiracistes » qui ne représentent plus qu’eux-mêmes : le Mrap, SOS-Racisme,
et la Licra.
Rien d’étonnant de la part du Mrap de Mouloud Aounit,
définitivement grillé par ses liaisons dangereuses avec les islamistes et son
« antiracisme » discriminatoire et diffamatoire. Après avoir saisi le CSA, il
décide de porter plainte contre Eric Zemmour pour « injure à caractère
raciste ». Selon le communiqué du Mrap, le journaliste aurait dû dire que la
délinquance est uniquement due « à des processus de marginalisation sociale, de
concentration de la misère dans certaines zones, de ce que certains appellent
une « ghettoïsation » de fait ». Toute autre explication ou condamnation de la
délinquance est donc « raciste » pour le Mrap. Sauf évidemment quand les
délinquants sont blancs ou français de souche et que leur victimes ne le sont
pas, parce que là ce ne peut être que du « racisme » ethnique car génétiquement
dû à des ancêtres colonisateurs.
SOS-Racisme, qui suit de plus en plus la même pente suicidaire
sous la direction de Dominique Sopo, lui a emboîté le pas. Désormais ce
groupuscule n’a plus rien à voir avec le SOS-Racisme de Malek Boutih. Normal,
quand siègent au bureau national des gens comme Mohamed Sifaoui, ardent
défendeur de l’islam et des musulmans qui pète un plomb dès qu’on ose critiquer
le jeûne du ramadan ; ou Samuel Thomas, spécialiste en subornation de témoins
comme dans l’affaire Vauvert (selon Libération du 6 décembre 2000) et pour qui
le racisme anti-blanc n’existe pas plus que pour Mouloud Aounit ou Vincent
Geisser.
L’arrivée de la Licra dans la chasse au Zemmour a été plus
surprenante. Mais c’est son nouveau président, Alain Jakubowicz, qui a lui-même
avoué la raison de ce ralliement : il veut faire prendre à la Licra un « nouveau
virage », et renouer des liens avec … le Mrap ! Il fallait donc faire un
exemple, et livrer la tête du juif Zemmour au nouvel ami, tout comme le roi
fantoche Hérode livra celle du juif Jean le Baptiste à sa maîtresse Salomé.
LE VRAI RACISTE, C’EST ZEMMOUR, BIEN
SUR !
http://de-de.facebook.com/note.php?note_id=220455285469
Aucune de ces trois organisations, dans leurs communiqués à
l’encontre d’Eric Zemmour, n’a apporté le moindre argument à leur accusation de
« racisme ». Elles n’ont fait qu’utiliser les vieilles ficelles rhétoriques du
terrorisme intellectuel : la diffamation, les attaques ad hominem, et surtout le
discrédit par association dans sa forme suprêmement ignoble : la « reductio ad
hitlerum ».
Les trois groupuscules ont été rejoints par le Cran de Patrick
Lozès, qui lui aussi ne représente que lui-même. C’est tout de même ubuesque de
voir se prétendre « antiraciste » une association communautariste dont l’objet
social et le nom sont basés sur un critère uniquement racial et racialiste car
fondés sur la couleur de peau !
A la liste de ceux qui veulent traîner Eric Zemmour en justice, il
faut également ajouter le club Averroès, tout aussi communautariste que le Cran
puisque c’est une officine de lobbying maghrébin, qui elle aussi ne représente
qu’elle-même.
Bien peu de monde, en somme !
Evidemment, ces boutiquiers ont été suivis par quelques
journalistes, animateurs ou comiques troupiers du paysage audiovisuel français.
France-Inter et Médiapart s’en sont donnés à cœur joie. Francis Lalanne en a
profité pour régler des comptes personnels. Pour lui, Eric Zemmour et Eric
Naulleau sont des « crétins » qui « ne valent même pas un crachat. Ces gens-là,
tu ne t’essuies même pas les pieds dessus tellement c’est de la merde ». Gérard
Miller use d’une langue plus raffinée pour dire à peu près la même chose. Comme
à son habitude, Dominique Wolton a trépigné dans son coin. Le chanteur à succès
Christophe Willem croit savoir qu’Eric Zemmour a écrit un bouquin « La nostalgie
de la France » (ah bon ? il ne s’agirait pas de « Mélancolie française » ?) qui
se résumerait à « dehors tous les étrangers ». Ce fin critique littéraire a
cependant reconnu qu’i l regarde parfois Eric Zemmour à la télévision :
« J’étais chez moi comme un gros con à regarder ce mec en train de déblatérer sa
merde. » Argumentaire guère plus convainquant chez Aziz Zémouri, collègue d’Eric
Zemmour au Figaro Magazine, rédacteur à oumma.com et supporter de Tariq Ramadan,
qui a pété un plomb en direct sur RMC en s’énervant tout seul parce qu’Eric
Zemmour a du succès et pas lui.
Les professionnels du terrorisme intellectuel, ont tout de même
réussi à faire peur à quelques institutions un peu plus sérieuses que les
gougnafiers susnommés, mais sans grand succès.
Le CSA a « mis en demeure » Canal + pour les propos d’Eric
Zemmour. Il se fonde sur la convention signée avec la chaîne, selon laquelle
« la société veille dans ses émissions (…) à respecter les différentes
sensibilités politiques, culturelles et religieuses du public ; à ne pas
encourager des comportements discriminatoires en raison de la race, du sexe, de
la religion ou de la nationalité ; à promouvoir les valeurs d’intégration et de
solidarité qui sont celles de la République. »
Ce CSA devient donc à l’occasion de cette mise en demeure une
dangereuse police de la pensée para-judiciaire comparable à la Halde, se
permettant de juger sans juge ni jugement qui a le droit de dire quoi. Cette
convention est extrêmement dangereuse car où est la limite dans le fait de
« respecter les différentes sensibilités politiques, culturelles et religieuses
du public » ? C’est tout simplement le retour du délit de blasphème ! Non, nous
n’avons pas à respecter les religions ni à nous censurer parce que des
caricatures de Mahomet toucheraient la « sensibilité » des musulmans.
Où est le « comportement discriminatoire » dans les propos d’Eric
Zemmour ? On attend avec impatience la démonstration du CSA ! Et, cerise sur le
gâteau, il est tout de même cocasse d’accuser le journaliste de ne pas
« promouvoir les valeurs d’intégration » alors que celui-ci a toujours défendu
l’intégration et même l’assimilation, et qu’il en regrette les échecs !
Canal + a répondu au CSA : « Bien évidemment nous n’approuvons pas
les propos d’Eric Zemmour prononcés lors d’un échange contradictoire. Cependant
la télévision est un lieu de débat où doivent pouvoir s’exprimer des opinions y
compris celles qu’on ne partage pas. Nous ne pouvons imaginer que le CSA demande
désormais aux chaînes d’étouffer la liberté d’expression sur leurs
antennes. »
Le patron des programmes France-Télévisions a fait pression sur la
productrice de l’émission « On n’est pas couché » pour lui demander quelles
« mesures » elle comptait prendre. Cette attitude de Ponce-Pilate est abjecte,
et a eu la réponse qu’elle mérite : une superbe fin de non-recevoir. Catherine
Barma : « Eric Zemmour participe à l’émission On n’est pas couché depuis le 16
septembre 2006 et il défend ses points de vue avec intelligence et vivacité dans
des interventions parfois provocantes mais toujours dans les limites du respect
humain. » Patrice Duhamel décide alors de s’en occuper personnellement et
convoque Eric Zemmour… pour le prier de parler avec modération. Oui, M’sieur,
bien M’sieur.
Le directeur du Figaro a lui aussi convoqué Eric Zemmour, mais
pour un entretien préalable au licenciement (qui devait avoir lieu lundi). Il
s’est empêtré dans différentes versions contradictoires du motif de cet
entretien, pour finalement, devant l’indignation générale interne et externe,
expliquer qu’il n’était pas question de virer Eric Zemmour du Figaro.
Et puis soudain Etienne Mougeotte annonce qu’il annule la
convocation après que l’intéressé ait donné des « explications » sur ses propos
à Canal +. Le directeur du Figaro se tire ainsi une superbe balle dans le pied,
puisqu’il avoue implicitement que les motifs administratifs qu’il évoquait pour
licencier Eric Zemmour n’étaient que des prétextes. Et tant pis pour Patrick
Lozès, président du Cran qui se réjouissait déjà de la « fermeté » de la
direction du Figaro, et qui appelait, tout comme Mouloud Aounit, à ce qu’Eric
Zemmour soit radié de tous les médias français. Pas moins !
Les politiques de gauche comme de droite se sont bien gardés
d’intervenir, du moins officiellement, malgré les quatre vérités que ne cessent
de leur envoyer Eric Zemmour à la figure. A l’UMP, ils n’ont pas osé prendre le
risque de rajouter une nouvelle casserole à leur impopularité. Jean-François
Copé, lui qui prétend dénoncer la « langue de bois », en use et en abuse pour
éviter soigneusement de prendre position quand Jean-Jacques Bourdin de RMC
l’interpelle sur l’affaire Zemmour. A gauche aussi, les politiciens ont dû
sentir le danger.
Eric Zemmour a répondu à la Licra. Les médias se sont empressés de
qualifier sa longue lettre d’« excuses », alors qu’il n’en est rien. Tout au
contraire, Eric Zemmour, sans rien renier de ce qu’il a dit sur Canal +, y
apporte plusieurs témoignages de la véracité des propos incriminés, et dénonce
le « maccarthysme » dont il fait l’objet.
Alain Jakubowicz, président de la Licra, profite de cette lettre
d’« explications » pour effectuer un rétropédalage et retirer implicitement sa
plainte. Il faut dire que celle-ci avait provoqué quelques remous à la Licra et
même au Crif, où Alain Jakubowicz a dû s’expliquer. Puis le président de la
Licra, s’apercevant soudain que cette lettre ne contenait aucune excuse, change
une fois de plus son fusil d’épaule et s’indigne sur BMF-TV qu’Eric Zemmour
« persiste et signe ».
Dans cette interview, Alain Jakubowicz nie les propos d’Eric
Zemmour sur le fait que la majorité des délinquants seraient noirs ou arabes.
Puis, utilisant la classique et fallacieuse ficelle de l’excuse sociale (qu’on
peut démonter en moins de deux par des analyses sociologiques différentielles),
il confirme superbement ces propos sans s’en apercevoir : « Evidemment, ce qui
distingue cette population, c’est pas d’être noire ou arabe, c’est
effectivement, d’être dans les couches défavorisées de notre société, c’est pas
un fait nouveau, c’est pas un scoop, que de savoir, effectivement, il y a
davantage de délinquants dans les couches les plus défavorisées de notre
société ». Sur la question de savoir si la Licra maintiendra ou non son projet
de plainte au pénal, Alain Jakubowicz n’ose pas prendre position
personnellement, et affirme sans rire : « Je suis pas là pour sancti onner, je
ne suis pas un donneur de leçons ». Non, si peu !
Ce battage en retraite de la Licra n’a guère été apprécié par
SOS-Racisme, qui se fend d’un nouveau communiqué selon lequel « ces explications
[d’Eric Zemmour] ne suffisent pas ». SOS-Racisme « croit profondément à la
pédagogie du procès en matière de racisme qui permet un débat clair, serein et
contradictoire où les condamnations sont du domaine du symbolique ». Mais
toujours aucune justification de cette accusation matraquée de « racisme », et
puis pourquoi faire un procès pour débattre, alors qu’il serait bien plus simple
et « pédagogique » d’affronter Eric Zemmour sur un plateau de télévision ?
Peut-être que SOS-Racisme fait le pari de tomber sur un juge de gauche complice
de son terrorisme intellectuel !
Ce pari est de plus en plus risqué. Les magistrats sont les mieux
placés pour savoir si la corrélation entre délinquance et immigration est fondée
ou non. En plus, l’un des plus importants d’entre eux, Philippe Bilger, avocat
général à la Cour d’Appel de Paris (donc représentant le ministère public),
apporte dès le 17 mars un soutien inconditionnel à Eric Zemmour, et confirme la
« validité » du « fait » énoncé par celui-ci. Il a répété ce soutien dans toutes
les interviews qu’il a données depuis cette date.
Philippe Bilger est convoqué aujourd’hui par son supérieur
hiérarchique, le procureur général de Paris. On attendait avec impatience la
réaction du Syndicat de la Magistrature, pourtant d’habitude si prompt à
défendre la liberté de parole des magistrats… Mais il est vrai que sa complicité
systématique avec le Mrap pour cracher sur la police ou défendre les clandestins
illégaux ne l’incitera guère à défendre le droit d’expression… d’un collègue qui
ose ne pas penser comme lui ! Et effectivement, Benoist Hurel, secrétaire
général adjoint du Syndicat de la Magistrature, s’est joint à la petite meute en
déniant toute réalité aux dires d’Eric Zemmour et Philippe Bilger : « Ces propos
sont, d’un point de vue intellectuel, extrêmement indigents et, je dirais,
proto-racistes. » Donc après le délit de « thèses racialisantes » inventé par le
Mrap pour mettre à l’index des sit es internet de droite ou islamo-vigilants
chez qui il n’a pas pu trouvé une once de racisme, ses amis du Syndicat de la
Magistrature inventent celui de « propos proto-racistes ». Qu’est-ce qu’il ne
faut pas inventer pour faire passer la pilule !
Quant à la ministre de la justice, elle attend la décision du
procureur général pour se prononcer. Pourtant, elle fut la première à monter au
créneau pour défendre les magistrats… de gauche mis en cause pas Eric Zemmour
lors de l’affaire des clandestins en Corse.
D’autres personnalités apportent également leur soutien à Eric
Zemmour. En particulier des journalistes, parmi lesquels Christine Clerc,
Elisabeth Lévy, Nicolas Domenach et Eric Naulleau. Tous quatre dénoncent la
chasse aux sorcières, bien qu’ils ne partagent pas toutes les opinions d’Eric
Zemmour, loin s’en faut ! La direction de RTL, où Eric Zemmour tient une
chronique quotidienne, refuse également de se joindre à la meute des censeurs.
Notons même un soutien syndical : celui de la section CFTC du Figaro.
Mais évidemment, c’est le soutien populaire à Eric Zemmour qui a
certainement fait changer d’avis la direction du Figaro et celle de la Licra.
Sur Internet, les internautes ont réagi d’une manière massive et sans appel.
Etienne Mougeotte aurait reçu des milliers de courriels, et une manifestation de
soutien était organisée jeudi soir devant le siège du journal. La peur change de
camp.
Car ce que n’ont pas compris les censeurs, c’est qu’Eric Zemmour
est effectivement un personnage estimé des Français. Il réussit la prouesse
d’être à la fois érudit, intelligent, communicateur et populaire. Tout le
contraire d’un Mohamed Sifaoui qui le traite sur son blog, sans avoir peur du
ridicule et entre autres insultes, de « simplet qui se prend pour une
lumière » ! Sans doute que Sifaoui n’a pas lu « Mélancolie française », le
dernier livre d’Eric Zemmour, qui caracole en tête des meilleures ventes et qui
vient de recevoir le prix du livre politiquement incorrect, dès le premier tout
de scrutin par 11 voix sur 13.
Les terroristes intellectuels pensaient abattre l’icône Eric
Zemmour. Ils n’ont fait que renforcer sa popularité et montrer leur vrai
visage : celui de gens qui n’ont que haine et mépris pour la vérité. Ils ont
pourtant sorti l’artillerie lourde, jusqu’à la très classique « reductio ad
hitlerum ». Il ne fallait pas seulement « lepéniser » Eric Zemmour, il fallait
le nazifier.
C’est ce qu’a fait Stéphane Guillon sur France-Inter. Avec un
accent germanique évoquant les nazis, il a inventé un hypothétique gouvernement
fasciste avec « Marine Le Pen présidente, Besson premier ministre et Zemmour à
la culture, pour une France pure et blanche, sans burqua et sans rappeurs ».
C’est ce qu’a fait la Licra dans son premier communiqué, en disant que « le
journaliste devrait se souvenir de cette époque pas si lointaine d’avant-guerre
où, dans notre pays, pour les tenants de cette rhétorique il ne faisait pas bon
de s’appeler… Zemmour. » C’est ce que font nombre de ceux qui évoquent sans
cesse « les heures les plus sombres de notre histoire » pour salir Eric Zemmour,
Riposte Laïque, et bien d’autres gens qu’ils voudraient faire taire.
Faute d’arguments, les terroristes intellectuels atteignent ainsi
en moins de deux le « point de Godwin », qui consiste à appeler à la rescousse
Hitler ou la Shoah pour discréditer leurs adversaires. Une variante moderne est
la référence aux islamistes ou à Ben Laden, comme quand Mouloud Aounit comparait
Robert Redeker au chef d’Al Qaïda ou quand Mohamed Sifaoui prétend que Riposte
Laïque serait à la laïcité ce que les fous d’Allah seraient à l’islam.
On retrouve la même méthode en creux au Mrap ou chez RESF qui
comparent les expulsions de clandestins aux rafles nazies contre les Juifs, ou
chez ceux qui disent que les musulmans de France d’aujourd’hui sont traités
comme les Juifs sous Hitler.
C’est tout simplement ignoble, car non seulement ces amalgames
n’ont aucun fondement véridique ou historique, mais ils insultent les victimes
de la Shoah en banalisant leur sort. De plus ils sont profondément insultants et
diffamatoires, puisqu’ils consistent à traiter de nazis n’importe qui, y compris
– et surtout – ceux qui dénoncent le totalitarisme islamique.
Alors, qui sont les vrais néo-fascistes et les vrais
néo-résistants dans ces procédés dictatoriaux ? Qui veut imposer une idéologie
hégémonique et mettre hors d’état de parler ceux qui s’y opposent ? Qui en
appelle à la censure judiciaire et médiatique ? Qui fait preuve de « racisme »
en voulant discriminer les Français à raison de leur opinion politique ? Qui
veut museler la presse écrite et télévisuelle ?
Eric Zemmour est en passe de mettre au tapis les manipulateurs
d’opinion néo-fascistes de moins en moins nombreux et de plus en plus
impopulaires car démasqués par le peuple à cause de leurs outrances ridicules.
Etienne Mougeotte et Alain Jakubowicz ont reculé, aucun employeur radio ou télé
d’Eric Zemmour (France 2, France Ô, I-Télé, RTL) n’a accepté de céder aux
oukases du Mrap et consorts, et il ne reste plus qu’un quarteron
d’apprentis-Torquemada détestés du public pour demander encore la tête du
journaliste.
Cela ne doit pas faire baisser notre vigilance. Le terrorisme
intellectuel est un véritable terrorisme, même s’il ne pose pas des bombes.
L’« affaire Zemmour » nous a démontré qu’il peut encore nuire. Et puis les
professionnels de la défense de la pensée unique n’ayant pas réussi leur coup,
il est à craindre que des groupuscules gauchistes ou islamistes prennent le
relais d’une manière plus musclée. Nous continuerons donc à combattre ces
fascistes de la pensée comme nous combattons tous les fascismes.
Nous nous sommes parfois sentis un peu seuls dans ce combat,
surtout à gauche. Mais l’affaire Zemmour nous a confirmé un autre enseignement
de plus en plus évident : le peuple écoute et approuve les libres penseurs
malgré tous les efforts des censeurs. Une très large majorité de nos concitoyens
ont condamné la chasse aux sorcières contre un journaliste disant une simple
vérité, et ont exprimé en masse leur soutien à Eric Zemmour tant sur la forme
que le fond : courriels et coups de téléphone aux inquisiteurs et à leurs
petites mains, messages sur les sites d’information et les réseaux sociaux,
interventions à la radio, participations à des sondages en ligne (avec des
scores de 75% à 85%), etc.
Nous avons assisté à une véritable insurrection populaire en
faveur de la liberté, valeur fondamentale et première de notre République, et
contre la pensée unique, contre les néo-fascistes qui tentent de l’imposer,
contre les idiots utiles qui s’en font complices. Bref contre tous ceux qui ont
oublié non seulement que la France est le pays de Voltaire, mais aussi que son
peuple sait se révolter quand cela devient nécessaire.
Prochain Riposte Laïque : vendredi 2 avril
La preuve par Zemmour par Jeanne Smits dans Présent
Deux cents personnes ont manifesté jeudi soir devant le siège du
Figaro pour protester contre la procédure de licenciement – à cette
heure-là en voie d’abandon – dont les premiers pas avaient été engagés
par Etienne Mougeotte. Deux cents personnes de plusieurs tendances
lançaient leurs slogans : « Les censeurs à la poubelle », « Pas
la guerre, faites Zemmour » (oui, c’est curieux, mais c’était
scandé comme ça), « Zemmour, j’oZe », etc. Bon enfant, rigolote –
les manifestants ont observé une « minute de bruits » – la
manifestation a culminé avec la brève apparition de Zemmour lui-même,
l’air ému (rapporte e-deo, très en pointe), qui a été acclamé et
embrassé. Ivan Rioufol a lui aussi fait une brève apparition.
Eric Zemmour, donc, qui a osé une remarque interdite sur la part
immigrée parmi les trafiquants, ne devrait plus trembler pour son emploi
au Figaro. Après son bain de foule il partait d’ailleurs
enregistrer le « On n’est pas couchés » du week-end chez Ruquier, qui
sera – sauf contrordre improbable – diffusé par une chaîne d’Etat. On ne
quitte pas le sérail comme ça quand on en fait partie, et puis il
semblerait, d’après Bruno Larebière dans Minute, que l’Elysée se
passerait fort bien en ce moment de voir « revenir dans la gueule » de
toute la droite une quelconque persécution du chouchou de lecteurs
conservateurs du Figaro.
Pour autant Philippe Bilger, avocat général à la cour d’appel de
Paris, qui a osé apporter son soutien à Zemmour – Caroline Parmentier
décrivait hier le degré de son retournement – n’a pas échappé à une
convocation devant le procureur général pour s’expliquer. On ne brise
pas l’omerta sans dommages.
Car oui, moi, encore journaliste stagiaire à Présent, j’avais
bien entendu des magistrats amis dire il y a plus de vingt ans ce que
Zemmour a lâché il y a quelques jours. « Mais ne dites pas que je vous
l’ai dit, nous le savons tous et nous en discutons entre nous, mais si
cela se sait, il m’en cuira ! » (Ou des choses de ce genre.)
Zemmour a osé. Tant mieux pour lui, pour son honneur, pour son réel
talent. Il a multiplié les déclarations sans peur ces dernières
semaines, bravo. Il a senti passer le boulet du canon : c’était
prévisible. Mais il a été repêché par la colère et la mobilisation
populaires, preuve qu’elles marchent… à condition d’avoir au moins « un
pied dedans ».
Les « lecteurs conservateurs » du Figaro vont pouvoir
rependre leurs habitudes. Dénicher, ici et là dans le quotidien de Serge
Dassault, tel article un peu droitisant, telle étonnante rupture avec
le discours qui reste en général parfaitement dans les clous de la
pensée unique, même et surtout pour les sujets touchant à la religion
catholique, à la culture de mort, à la défense de la souveraineté
française. Grand bien leur fasse.
Ils réclament « Quatre Zemmours », comme les manifestants de
jeudi soir ? Ils ont enfin trouvé un (1) journaliste qui parle vrai ?
Mais c’est de leur faute, aussi !
L’ostracisme, l’exclusion, l’excommunication médiatique dont Zemmour
a commencé de goûter l’amer parfum, nous les vivons tous les jours.
Nous les journalistes de Présent (je ne vous parlerai pas de nos
proches confrères qui ont tous des histoires différentes à conter) :
nous qui avons été condamnés pour avoir dénoncé la politique
d’immigration, pour avoir égratigné l’art contemporain… Nous qui
traitons depuis de longues années les sujets qu’effleure aujourd’hui
Zemmour, et bien plus encore… Nous qui sommes intouchables.
Je pourrais vous citer la longue liste des interviews qui nous sont
vertement refusées parce que nous sommes de Présent. Je pourrais
vous parler des responsables de journaux et des sites internet d’un
proche voisinage plus convenable que le nôtre qui m’ont avoué ne jamais
nous citer, même quand nous sommes les meilleurs sur un sujet, parce
que… Présent. Je pourrais vous dire ce prix journalistique pour
lequel j’avais concouru et que les organisateurs ont préféré ne pas
décerner cette année-là pour ne pas le donner à Présent. Les
portes fermées, les sourires entendus, les refus polis et moins polis,
ça nous connaît. Nous ne risquons pas de nous retrouver dans le sérail,
nous. (Il n’est pas sûr que nous le souhaitions.)
Mais je pourrais vous dire aussi comment un journaliste qui a osé
citer Présent dans une revue de presse a été viré dans l’heure.
Vous dire la trouille de certains de nos anciens collaborateurs qui
travaillaient dans des journaux reconnus et tremblaient d’être
découverts. Notre liberté est à ce prix et si nous ne pouvons nous
plaindre de subir un lynchage comme a dû le vivre Eric Zemmour, notre
pariatude est à la fois plus sournoise, plus constante et plus
insurmontable.
A moins que les jeunes lecteurs et les moins jeunes, épris de la
liberté de dire, de lire et d’entendre le vrai ne veuillent bien donner à
la presse vraiment libre les moyens de briser le cordon sanitaire qui
nous rend infréquentables. Le nombre fait la force, il nous permettrait
aussi de rependre ce coup de jeune dont nous avons férocement besoin
pour mieux défendre les vérités d’aujourd’hui et de toujours !
JEANNE
SMITS
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