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A l’étude depuis plusieurs années, la proposition de
reporter l’ensemble des vols de nuit de Roissy sur le nord du
département,moins urbanisé, a été abandonnée.
Le Parisien 07-07-2010
«On a gagné une bataille! » s’écrie Michel Tournay, président
de l’Arec (Association pour le respect de l’environnement et du cadre
de vie).
Lundi soir, cette association de riverains de Roissy a réuni à
Montsoult les maires des communes de la Plaine de France afin de
leur annoncer la bonne nouvelle : pour des raisons de logistique, il n’y
aura pas de modification de la répartition des vols de nuit entre le
secteur Nord et le secteur Sud de l’aéroport Charles-de-Gaulle.
Autrement dit, la proposition
d’un transfert de la totalité des vols de nuit du secteur Sud (qui
survolent la vallée de Montmorency) vers le secteur Nord (Plaine et Pays
de France) est abandonnée.
Et si Michel Tournay est satisfait, c’est que depuis octobre 2006, il
s’inquiétait de cette mesure proposée par l’Apelna, association de
communes franciliennes pour la limitation des nuisances aériennes, et
plus particulièrement par son président, Yanick Paternotte, le
député-maire (UMP) de Sannois.
« Je prends acte de ce refus mais ce n’est pas parce que je suis seul
que j’ai tort », commente l’intéressé. En mettant sur la table cette
proposition, le député de Roissy-CDG s’était mis à dos les riverains
concernés par le secteur Nord. « Il aurait dû être du côté de tous les
riverains val-d’oisiens, mais il a fait preuve d’un égoïsme exacerbé, il
n’a pensé qu’aux riverains de son secteur particulier. Il a été
démagogique », dénonce Michel Tournay.
« Ma volonté était de mettre en place un report du Sud au Nord, c’est
vrai, mais je souhaitais aussi changer les trajectoires de vols du
secteur Nord, en les faisant davantage passer par les zones les moins
urbanisées », se défend Yanick Paternotte. A l’automne, une enquête
publique étudiera l’éventualité de cette nouvelle trajectoire. Le but?
Soulager les deux secteurs actuellement encombrés.
Et pour ce qui est de la répartition actuelle des vols de nuit,
Michel Tournay se dit « prêt à faire des efforts ». Pour l’heure, 47%
des vols de nuit survolent la Plaine et les Pays de France. « Pour
soulager la vallée de Montmorency, nous voulons bien que cette
proportion monte à 50%, voire 55%. Mais dans le même temps, il faut
diminuer le bruit que font les avions quand ils passent au-dessus de
nous », insiste le président de l’Arec. C’est justement l’objet des
mesures de réduction des nuisances sonores testées durant tout le mois
de juillet
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