
Aujourd'hui, la plupart des
grands aérodromes sont situés à l'intérieur de vastes agglomérations, ou
se côtoient habitations et zones d'activité, fruit de leur attirance
économique, après avoir été implantés à l'origine à la campagne, le plus
éloigné possible des résidences.
Les choses étant ce qu'elles sont, les pouvoirs publics se préoccupent
régulièrement du sort réservés aux riverains, afin d'atténuent les
nuisances sonores dont ils souffrent.
C'est ainsi que la ministre en charge, entre autres, du Transport,
Nathalie Kosciusko Morizet, vient de présenter un
plan de cinq mesures destinées à renduire les nuisances sonores des
avions en région parisienne, en réorganisant le trafic aérien
principalement autour de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, où 620
000 résidents sont concernés.
Le dispositif annoncé comporte cinq mesures phares :
- l'extension progressive des interdictions d'atterrissage et de
décollage à Roissy, entre 22 heures du soir et 6 heures matin, pour les
avions les plus bruyants ;
- le relèvement de 300 mètres des altitudes de vol à l'approche de la région parisienne et au recul des points de virage ;
- un rééquilibrage du trafic entre les pistes nord et sud pour mieux
tenir compte des spécificités des zones survolées : résidentielles ou
agricoles ;
- l'adoption par les avions de descentes en profil continu, dans un
premier temps la nuit, sous réserve du respect des conditions de
sécurité ;
- l'adoption d'une nouvelle trajectoire de décollage la nuit pour éviter les zones très urbanisées de l'ouest de Roissy.
Espérons pour les riverains qu'elles pourront être menées à leur terme et quelles porteront leurs fruits.