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Nous avons l’habitude de décrypter assez bien la langue de bois officielle
quand il s’agit de sujets politiques ou religieux. En économie, c’est sans
doute plus simple et facile puisque nous avons tous des compétences dans
ce domaine. L’économie c’est la « gestion de la maison » et nous la
pratiquons nécessairement tous. Mais nous restons comme intimidés
par le langage hermétique des économistes qui sont
soumis à la langue de bois, comme les journalistes et politiciens, par souci de
carrière.
Nous savons qu’une bonne gestion consiste à ne pas dépenser plus que ce que
l’on gagne. Nous n’empruntons pas pour payer les dépenses courantes. Nous
faisons appel à un banquier pour réaliser un projet important comme l’achat
d’une maison. Nous sommes alors invités à fournir beaucoup de justifications de
notre capacité à rembourser, capital et intérêts sur la durée de l’emprunt. Il
en est de même pour des entreprises petites ou moyennes. Mais dans le cas d’une
grande entreprise, la perception du banquier peut changer, nous risquons
d’intéresser le banquier à notre insu. Il va alors nous laisser nous endetter
facilement et fortement. Ne dit-on pas qu’on ne prête qu’aux riches? Et il va
arriver un moment où le banquier va dire : vous êtes trop endetté,
nous allons convertir votre dette en capital. Vous ne nous devrez plus
rien, mais nous allons ainsi posséder 30, 40, 50% voire plus de votre
entreprise et vous aider à vous développer avec notre réseau de relations et de
compétences. C’est le métier du banquier d’affaires qui prend ainsi le contrôle
et commence à vous déposséder de votre pouvoir. Eventuellement il vous évince,
vend l’entreprise par morceaux à d’autres ou la marie de force à un concurrent,
ou à un fournisseur à qui il aura joué la même comédie. S’il est honnête, vous
savez tout dès le début et êtes acteur de votre destin, mais ce n’est pas
toujours le cas.
Il en est de même des Etats. Les banques d’affaires accordent des crédits,
les laissent s’enfler et ensuite imposent un Directeur du Trésor, un ministre
des finances, un chef d’état à leurs ordres, qui vont décider une politique
économique, des alliances multinationales comme l’Union Européenne, ou le
gouvernement mondial, voire des guerres. Elles vont ainsi développer
simultanément leurs affaires et leur pouvoir. C’est une perversion du
métier de banquier qui permet à certains d’exercer un réel pouvoir
avec l’argent des clients, en empruntant eux mêmes, et bien au-delà de ce que
leur permettrait leur fortune propre.
Nous sommes bien face à une gigantesque escroquerie
conduite par un petit groupe de gens connaissant bien les mécanismes financiers
mais obsédés par l’appât du gain à court terme touchant leurs commissions et
intérêts sans souci du bien commun. Tout ceci s’est passé en toute impunité en
raison de l’influence exercée par ces derniers sur les gouvernements, les
organes de contrôle internationaux, les autres banques. Pour l’instant on
résout le problème en rajoutant du crédit sur des pays déjà surendettés.
Crédit risqué, donc à des taux plus élevés, c’est à dire plus rentables.
Les économistes des banques, universités ou de la presse ne disent pas la
vérité, tout en disant beaucoup de choses exactes mais qui sont des détails
futiles et n’expliquent rien, pour ne pas perdre leur emploi. Voilà pourquoi,
ici aussi, les populations sont dans la brume et sont distraites des
vrais problèmes. Les vrais responsables courent toujours car ce sont ceux qui
exercent le pouvoir réel ou leurs valais.
Quand l’un d’eux, je pense à DSK, se permet pour ses
projets électoraux de faire des fleurs à la Grèce en lui prêtant à 6% au lieu
des 15% pratiqués par Goldman Sachs, actionnaire du FMI et des agences de
notation, il oublie « qui l’a fait roi », et ceux qui l’ont nommé
l’ont laisser tomber en se contentant de le laisser tomber du coté où il
penchait, sans le sauver comme dans l’histoire précédente grâce aux
journalistes et juges amis. Ils ont même laissé reporter sa libération jusqu’à
ce qu’il ne puisse plus se présenter aux élections. Non, il n’y a pas de
complot. C’est de la gestion du personnel du cartel dirigeant.
On a vu pire dans l’Histoire avec la chute de l’empire des Romanov ou celui des
Habsbourg qui ne faisaient pas partie du club. Ou même l’assassinat de Abraham
Lincoln ou John Kennedy qui après avoir servi le club ont cru en leur propre
étoile et ont oublié leur position de marionnettes. Même de Gaulle s’est vu
offrir mai 68 après avoir pourtant bien rempli sa mission d’abandon de
l’Algérie, mais en oubliant de laisser le Sahara au club, en défendant l’étalon
or, en quittant l’OTAN, ou en prônant le Québec libre. Son vice à lui était son
orgueil. Il leur faut toujours à leur service des gens qui traînent des
casseroles pour pouvoir les tenir, et s’ils désobéissent pour les
faire tomber.
Et après ? Le Portugal, la Grèce, bientôt l’Italie et la France.
Le but visé est de montrer l’incapacité des gouvernements des nations, la
nécessité de davantage de gouvernement mondial : un ministre
européen de l’économie ? le remplacement, déjà, de l’Euro par le Dollar ?
etc. … Pour nous distraire on nous sert la pseudo dégradation de la note
américaine par une seule agence, bien sur, les indignés
« spontanés », les printemps arabes spontanés, le besoin de droits de
l’Homme et de démocratie etc. dont la « main cachée » qui dirige se
moque éperdument, tant il est facile de manipuler les médias qui leur
appartiennent. Les vrais manipulateurs de marionnettes se cachent
toujours. La plus grande ruse de Satan est de faire croire qu’il
n’existe pas.
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