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C’est l’un des projets les plus emblématiques qui soit en matière de
développement durable. Une initiative à la Colbert qui consistera, comme
on l’aurait fait sous Louis XIV, à planter une forêt, à deux pas de la
capitale dans le cas présent! A proximité de Saint-Leu, six villes sont concernées...
Source: Le Parisien
« Il s’agit d’apporter un espace vert
supplémentaire et de régler définitivement le problème de cet espace
dégradé », explique le président divers droite du conseil général, Arnaud Bazin, à propos du projet de forêt à Pierrelaye.
Encore appelée forêt du Grand Paris,
c’est l’adaptation aux spécificités du département du projet similaire à
Roissy lancé par Nicolas Sarkozy lors de la présentation de ce vaste
réaménagement de la région Ile-de-France. Jean-Pierre Enjalbert, maire
et conseiller général (Debout la République) de Saint-Prix, réfute
d’ailleurs le label Grand Paris. « C’est davantage un projet
val-d’oisien que du Grand Paris, insiste-t-il. Arrêtons de nous faire
prendre notre idée pour un label seulement honorifique sans financement à
la clé. »
Le département financera la plus importante part des 380000 €
d’études de ce projet. Les premiers coups de pioche ne sont pas à
attendre avant 2014. L’Etat (127000 €), les communes concernées
(53000 €) et la région (30000 €) complètent pour le règlement de la
facture. « Nous entrons dans une phase très concrète. Cinq études seront
réalisées dans les deux ans afin de concevoir l’aménagement, les
modalités de boisement et notamment les essences d’arbres à préférer par
rapport à la pollution du sol », explique Daniel Desse,
vice-président UMP chargé du dossier au conseil général. Le coût des
plantations est évalué à 15 M€, auxquels il faudra ajouter 12 M€ d’achat
des terrains: 300 ha du site appartiennent en effet à la Ville de Paris
et 900 autres à des propriétaires privés.
8 000 logements à la périphérie
La plaine verra pousser un million d’arbres sur 1200 ha, soit la
moitié des 2200 ha du site, étendu sur six communes alentour, de
Méry-sur-Oise à Herblay. Il y aura aussi la construction de
8000 logements à la périphérie, en particulier dans une zone parallèle
à l’A 15. La surface des terres agricoles devrait rester quasi stable et
passer de 475 ha actuellement à 405 ha. Le département a donné le feu
vert aux premières études après avoir choisi une variante différente de
celle qu’avait retenue la région Ile-de-France. « La région s’est
ralliée à ce consensus », souligne Arnaud Bazin. « Notre scénario tend à
accorder la place à plus de forêt », poursuit Daniel Desse. Un premier
point est prévu en mars, avant le bouclage du dossier en mai 2013.
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