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A l'origine le socialisme se déclarait farouchement antireligieux ce qui explique les condamnations de la part de l'Eglise. Pie IX: "A ce même but (combattre la religion chrétienne et
l'autorité de l'Eglise) tend cette exécrable doctrine, destructrice même
du droit naturel, et qu'on appelle communisme, laquelle, une fois
admise, ferait bientôt disparaître les droits, les intérêts, les
propriétés et jusqu'à la société humaine (Qui Pluribus, 1846)
Pie IX ne fait donc aucune distinction entre communisme et socialisme. Léon XIII tiendra à peu prés le même langage : "Le socialisme supprime la propriété et recommande la lutte de classe. Mais, pour la première fois, il sépare le mouvement ouvrier et le mouvement syndical du socialisme.
Quarante ans après,...
... Pie XI constate que
le socialisme apporte certaines atténuations dans le domaine de la
propriété privée et dans la lutte des classes. Il reconnaît "qu'il y a
certaines catégories de biens pour lesquels on peut soutenir, avec
raison, qu'ils doivent être réservés à la collectivité lorsqu'ils en
viennent à conférer une puissance économique telle qu'elle ne peut, sans
danger, être laissée entre les mains de personnes privées.
Mais il pose alors la question : "A
supposer que sur ces deux points, la lutte des classes et la propriété
privée, le socialisme ait subi l'évolution indiquée, -ce qui n'est pas
le cas de tous les socialismes- est-ce qu'un chrétien peut adhérer au
socialisme ?"
Avec une grande gravité, le pape répond : "voulant
dans notre sollicitude paternelle répondre à leur attente (celle des
chrétiens voulant s'engager) nous décidons ce qui suit : qu'on le
considère soit comme une doctrine, soit comme un fait historique, soit
comme action, le socialisme, s'il demeure vraiment socialisme même après
avoir concédé à la vérité et à la justice ce que nous venons de dire,
ne peut pas se concilier avec les principes de l'église catholique, car
sa conception de la société est on ne peut plus contraire à la vérité
chrétienne....
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