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Qu’est-ce
que le « gender » ?
Gender se traduit diversement en français : entre autres, par égalité
des sexes, égalité des genres, parité, sexospécificité, autonomisation de la
femme ou diversité des genres ou des sexes. La multiplicité de ces expressions
crée une confusion sémantique qui relève en fait d'une stratégie utilisée pour
cacher le véritable sens du gender et éviter les définitions claires. Souvent
le mot est utilisé dans sa langue originale, l'anglais.
Le gender n'est pas à
proprement parler une idéologie, mais un phénomène culturel, un processus
subtil de déconstruction culturelle et anthropologique. Il est le fruit d'un
long parcours révolutionnaire occidental qui, en particulier depuis la
révolution française, a été mu par une conception faussée de l'égalité entre
les sexes et une volonté perverse de « libérer » l'individu de tout
cadre normatif donné par la nature.
L'objectif du gender est de
permettre à chacun de choisir « librement » sa fonction sociale, son
identité ou orientation sexuelle, sa « forme de famille ». Le gender
considère la vocation de la femme en tant que mère et épouse comme une
construction sociale contraire à l'égalité, comme un « stéréotype » à
déconstruire. La déconstruction se fait prioritairement par l'éducation
des enfants (à l'insu des parents), mais aussi à travers les media, les
législations, les politiques, les procédures décisionnelles dites
« consensuelles », les « sessions de formation », la
propagande tout azimut.
On peut dire que le gender a déjà créé une culture
mondiale dans laquelle parler de complémentarité homme-femme est devenu
discriminatoire et contraire à l'éthique. Une nouvelle éthique mondiale du
« libre choix » ainsi compris menace de remplacer les cultures
traditionnelles non-occidentales et l'éthique judéo-chrétienne.
Le « gender »
vise à déconstruire la famille
Nous sommes tous faits pour être père ou mère, fils ou fille, époux ou
épouse, frère ou soeur. Or en niant la complémentarité anthropologique
homme-femme, en voulant faire de tous des citoyens radicalement
« égaux », en s'attaquant à la maternité comme une injustice sociale,
en réduisant l'homme et la femme à leur fonction sociale, en en faisant des
« partenaires » liés entre eux par un « contrat », on crée
une culture qui empêche la réalisation de notre vocation humaine universelle.
La
menace est sérieuse
D'ores et déjà, le gender a pénétré dans nos sociétés par tous ses pores.
Nous sommes maintenant en pleine phase d'application. Les agents de
transformation exercent sur les pays en voie de développement une pression
maximale. Dans de nombreux pays, notamment africains, des ministères du genre
ont déjà remplacés les ministères de la famille : même s'il semble s'agir
d'abord de promouvoir le développement social de la femme, la porte est
désormais ouverte dans les pays en voie de développement à une déconstruction
anthropologique opérée par des ingénieurs sociaux radicaux venant d'ailleurs.
Le gender avance masqué. Il appartient pleinement à la postmodernité occidentale.
Les résidus du
féminisme sont là, mais le gender va encore plus loin dans la voie du
radicalisme : il « célèbre » culturellement la diversité des
choix de comportements sexuels au nom d'une égalité de pouvoir de tous les
citoyens.
D'après Marguerite Peeters, rédactrice en chef de l' « Interactive Information Services », un service d'information spécialisé dans l'étude de la mondialisation, de
ses concepts-clefs et de ses mécanismes opérationnels
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