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Les deux articles déjà parus sur ce site dans la rubrique
Eglise, relèvent en fait d’une préoccupation de sauvegarde du patrimoine
chrétien, en Europe, comme en France, comme à Saint-Leu. Georges Brassens se fît le propagandiste de la sauvegarde de notre patrimoine religieux. Il le fît avec talent
dans une chanson restée célèbre : « Tempête dans un bénitier »
que vous pourrez écouter ici.
En 1968,
l‘épiscopat français avait déjà abandonné et allait l’année suivante interdire
la messe latine grégorienne ; en contradiction
avec les prescriptions de Vatican II, le latin, langue de l’Eglise, et le
grégorien, prière chantée de l’Eglise, allaient être exclus de la liturgie.
« Dans la querelle des anciens et des modernes, Brassens a
toujours pris le parti des premiers. Empressons-nous d'ajouter qu'il n'est pas
le seul à se proclamer "moyennâgeux" sur bien des points et que
beaucoup, comme lui, préfèrent Notre-Dame à l'usine à gaz de Beaubourg.
"Tempête
dans un bénitier" est une charge comique à propos des réformes plus ou
moins heureuses d'un clergé titillé par la tarentule de l'avant-garde. Lorsque,
sur scène, notre plaisant "traditionaliste" entonne son "Sans
le Latin, sans le Latin, la messe nous emmerde!", les gens
d'Eglise peuvent se poser bien des questions devant les réactions d'un public
hilare et devenu soudainement gourmand d'"Oremus"... » (René Fallet, écrivain et grand ami de
Brassens).
L’éditeur Albin Michel dit de Brassens : « Brassens ? C'est un
anarchiste pour rire ! Paul Fort, déjà, bouleversait l'image réductrice et
consacrée d'un Brassens athée et rebelle. Ce faux sauvage, fruste et
intellectuel à la fois, antimilitariste et patriote, anticlérical et
respectueux de la religion, dissimulait en effet un « croyant malgré lui ».
Son œuvre s'inscrit dans une longue lignée qui va de François Villon à Francis
Jammes. Comme eux, il partage des valeurs profondément humanistes à connotations
chrétiennes, au nom d'une foi qui dépasse la dimension religieuse et le rend
plus chrétien que les vrais chrétiens : Brassens est un homme libre qui sait
pardonner. Un « mécréant de Dieu » d'une noblesse d'esprit et d'une exigence
rares. »
Il ne faut pas manquer cette occasion de ressortir une des chansons étonnantes
de Brassens. Ce bouffeur de curés, ce mécréant de Dieu, fût un des premiers à demander le retour
de la messe en latin. Depuis que Jean-Paul II, puis Benoît XVI, l'ont demandé, elle revient maintenant partout. Il aurait aimé voir ça.
Ecoutez "Tempête dans un bénitier" :
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