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Brassens, défenseur du patrimoine chrétien Version imprimable Suggérer par mail
Cadre de vie - L'église
07-05-2008

brassens150.jpgLes deux articles déjà parus sur ce site dans la rubrique Eglise, relèvent en fait d’une préoccupation de sauvegarde du patrimoine chrétien, en Europe, comme en France, comme à Saint-Leu. Georges Brassens se fît le propagandiste de la sauvegarde de notre patrimoine religieux. Il le fît avec talent dans une chanson restée célèbre : « Tempête dans un bénitier » que vous pourrez écouter ici.

En 1968, l‘épiscopat français avait déjà abandonné et allait l’année suivante interdire la messe latine grégorienne ; en contradiction avec les prescriptions de Vatican II, le latin, langue de l’Eglise, et le grégorien, prière chantée de l’Eglise, allaient être exclus de la liturgie.

« Dans la querelle des anciens et des modernes, Brassens a toujours pris le parti des premiers. Empressons-nous d'ajouter qu'il n'est pas le seul à se proclamer "moyennâgeux" sur bien des points et que beaucoup, comme lui, préfèrent Notre-Dame à l'usine à gaz de Beaubourg.
"Tempête dans un bénitier" est une charge comique à propos des réformes plus ou moins heureuses d'un clergé titillé par la tarentule de l'avant-garde. Lorsque, sur scène, notre plaisant "traditionaliste" entonne son "Sans le Latin, sans le Latin, la messe nous emmerde!", les gens d'Eglise peuvent se poser bien des questions devant les réactions d'un public hilare et devenu soudainement gourmand d'"Oremus"... »  (René Fallet, écrivain et grand ami de Brassens). 

L’éditeur Albin Michel dit de Brassens : « Brassens ? C'est un anarchiste pour rire ! Paul Fort, déjà, bouleversait l'image réductrice et consacrée d'un Brassens athée et rebelle. Ce faux sauvage, fruste et intellectuel à la fois, antimilitariste et patriote, anticlérical et respectueux de la religion, dissimulait en effet un « croyant malgré lui ». Son œuvre s'inscrit dans une longue lignée qui va de François Villon à Francis Jammes. Comme eux, il partage des valeurs profondément humanistes à connotations chrétiennes, au nom d'une foi qui dépasse la dimension religieuse et le rend plus chrétien que les vrais chrétiens : Brassens est un homme libre qui sait pardonner. Un « mécréant de Dieu » d'une noblesse d'esprit et d'une exigence rares. »

Il ne faut pas manquer cette occasion de ressortir une des chansons étonnantes de Brassens. Ce bouffeur de curés, ce mécréant de Dieu, fût un des premiers à demander le retour de la messe en latin. Depuis que Jean-Paul II, puis Benoît XVI, l'ont demandé, elle revient maintenant partout. Il aurait aimé voir ça.

Ecoutez "Tempête dans un bénitier" :

 

 

 
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