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60 % des Français pour un service minimum à l'école |
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Cadre de vie -
L'école
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13-05-2008 |
Confronté aux mouvements de grève contre les suppressions de postes, le
ministre de l'Education nationale Xavier Darcos met en place un « service
minimum » en cas de grève.
Ce sera un simple service de garde assuré dans le premier degré par les
communes qui le souhaitent. Ce service avait été appliqué dans quelque 2 000
communes le 24 janvier dernier lors d’une grève dans l’Education nationale et
la Fonction publique. Le ministre veut
relancer ce dispositif pour le mouvement de grèves du 15 mai. C’est un louable effort de sa part, qui contrarie
beaucoup les syndicats.
Toutefois, ce devrait être à l’Education nationale d’assurer ce service
minimum, et non pas aux collectivités locales. Le ministre se défausse sur ces
dernières. Il a prévenu : s’il n’arrive pas à instaurer le service minimum par
la négociation - la journée du 15 mai aura valeur de nouveau test - il faudra
recourir au vote d’une loi.
L’objectif principal de Darcos est
d’instaurer une déclaration préalable individuelle de grève, a priori 48 heures
à l’avance, comme dans les transports.
Mais cela ne suffit pas.
La France a besoin d’une loi sans
ambiguïté sur le service minimum, applicable à tous les services publics.
Quand la majorité aura-t-elle le courage de la voter ?
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