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La bataille du cholestérol a commencé au milieu du 20e siècle. Voici un résumé de son histoire, de l’hypothèse lipidique à la guerre des statines. C’est le résumé d’une bataille sans merci entre les prohibitionistes du cholestérol et les cholestéro-sceptiques. Ces derniers pourraient bien finir par gagner.

Petit à petit, une nouvelle théorie a fait son chemin dans la communauté scientifique, et elle commence à s’imposer :

Oui, un cholestérol élevé est associé statistiquement à un risque cardiovasculaire augmenté. Mais l’excès de risque n’est pas très important et il existe de nombreuses exceptions (infarctus avec cholestérol normal et centenaires ayant 4 g/l de cholestérol, pays où le cholestérol est élevé et l’infarctus rare.).

Non, nous n’avons pas la preuve que ce cholestérol élevé est la cause de ce risque cardiovasculaire augmenté. Il pourrait d’agir d’une conséquence , liée à un autre facteur de risque que nous n’avons pas encore identifié et qui augmenterait à la fois le taux de cholestérol sanguin et le risque d’infarctus. Pour faire un parallèle avec les maladies infectieuses, la cholestérol serait la fièvre que nous savons mesurer, mais pas le microbe qu’il faut combattre pour guérir.

Oui, les statines diminuent le risque cardiovasculaire des patients qui ont déjà une obstruction de leurs artères coronaires, ou qui ont déjà fait un accident vasculaire cérébral, et ce, quel que soit leur niveau de cholestérol sanguin. Mais nous ne savons pas très bien, en 2013, comment elles agissent exactement pour protéger le coeur ou le cerveau de ces candidats à la récidive.

Non, les statines ne sont pas indispensables chez les patients qui ont un cholestérol élevé mais qui n’ont jamais fait d’accident cardiaque. D’autant que leurs effets secondaires potentiels sur les muscles et sur les nerfs ne sont ni exceptionnels, ni anodins.

Extrait d'un article du Dr Dominique Dupagne. L'article entier est ICI sur son remarquable site "Atoute.org